Lectures de la messe

Première lecture

« L’espérance de l’immortalité comblait les martyrs » (Sg 3, 1-9)

Lecture du livre de la Sagesse

          Les âmes des justes sont dans la main de Dieu ;
aucun tourment n’a de prise sur eux.
  Aux yeux de l’insensé, ils ont paru mourir ;
leur départ est compris comme un malheur,
  et leur éloignement, comme une fin :
mais ils sont dans la paix.
  Au regard des hommes, ils ont subi un châtiment,
mais l’espérance de l’immortalité les comblait.
  Après de faibles peines,
de grands bienfaits les attendent,
car Dieu les a mis à l’épreuve
et trouvés dignes de lui.
  Comme l’or au creuset, il les a éprouvés ;
comme une offrande parfaite, il les accueille.
  Au temps de sa visite, ils resplendiront :
comme l’étincelle qui court sur la paille, ils avancent.
  Ils jugeront les nations, ils auront pouvoir sur les peuples,
et le Seigneur régnera sur eux pour les siècles.
  Qui met en lui sa foi comprendra la vérité ;
ceux qui sont fidèles resteront, dans l’amour, près de lui.
Pour ses amis, grâce et miséricorde :
il visitera ses élus.

          – Parole du Seigneur.

Psaume

(123 (124), 2-3, 4-5, 6a.7cd-8)

R/ Comme un oiseau, nous avons échappé                                                               
au filet du chasseur.
(123, 7ab)

Sans le Seigneur qui était pour nous
quand des hommes nous assaillirent,
alors ils nous avalaient tout vivants,
dans le feu de leur colère.

Alors le flot passait sur nous,
le torrent nous submergeait ;
alors nous étions submergés
par les flots en furie.

Béni soit le Seigneur !
Le filet s’est rompu : nous avons échappé.
Notre secours est le nom du Seigneur
qui a fait le ciel et la terre.

Deuxième lecture

« Messager, apôtre et docteur de l’Évangile » (2 Tm 1, 8-14)

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée

Bien-aimé,
  n’aie pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur,
et n’aie pas honte de moi, qui suis son prisonnier ;
mais, avec la force de Dieu, prends ta part des souffrances
liées à l’annonce de l’Évangile.
  Car Dieu nous a sauvés,
il nous a appelés à une vocation sainte,
non pas à cause de nos propres actes,
mais à cause de son projet à lui et de sa grâce.
Cette grâce nous avait été donnée dans le Christ Jésus
avant tous les siècles,
  et maintenant elle est devenue visible,
car notre Sauveur, le Christ Jésus, s’est manifesté :
il a détruit la mort,
et il a fait resplendir la vie et l’immortalité
par l’annonce de l’Évangile,
  pour lequel j’ai reçu la charge
de messager, d’apôtre et d’enseignant.
  Et c’est pour cette raison que je souffre ainsi ;
mais je n’en ai pas honte, car je sais en qui j’ai cru,
et j’ai la conviction qu’il est assez puissant
pour sauvegarder, jusqu’au jour de sa venue,
le dépôt de la foi qu’il m’a confié.
  Tiens-toi au modèle donné par les paroles solides
que tu m’as entendu prononcer dans la foi
et dans l’amour qui est dans le Christ Jésus.
  Garde le dépôt de la foi dans toute sa beauté,
avec l’aide de l’Esprit Saint qui habite en nous.

          – Parole du Seigneur.

Évangile

« Si le grain de blé meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jn 12, 24-26)

Alléluia. Alléluia.
Nous sommes les vivants, les éternels vivants,
par la rédemption et la grâce du Christ.
Alléluia. ((S. Cyprien))

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

          En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
  « Amen, amen, je vous le dis :
si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas,
il reste seul ;
mais s’il meurt,
il porte beaucoup de fruit.
  Qui aime sa vie
la perd ;
qui s’en détache en ce monde
la gardera pour la vie éternelle.
  Si quelqu’un veut me servir,
qu’il me suive ;
et là où moi je suis,
là aussi sera mon serviteur.
Si quelqu’un me sert,
mon Père l’honorera. »

          – Acclamons la Parole de Dieu.