11 janv. 2027
lundi 1ère Semaine du Temps Ordinaire (Psautier I) — Année Impaire
Saints Victor Ier, Miltiade et Gélase Ier, papes
Mémoire
-
Introduction
V/ Dieu, viens à mon aide,
...
R/ Seigneur, à notre secours. - Hymne Dieu, ce monde était encore absent
-
Psaume
6 —
Sauve-moi, Seigneur, au nom de ton amour.
-
Psaume
9 A - I —
Dieu, refuge du pauvre au temps de la détresse.
-
Psaume
9 A - II —
Je proclamerai ta louange aux portes de Sion.
- Lecture La plénitude de la sagesse, c'est la crainte de Dieu
- Lecture patristique De la lettre de S. Augustin aux donatistes
- Conclusion Pour guider l’Église universelle dans les voies de ton amour, tu lui as donné, Seigneur, trois papes venus d’A...
Office des lectures
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Introduction
V/ Dieu, viens à mon aide,
R/ Seigneur, à notre secours.
Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen. (Alléluia.)
Hymne : Dieu, ce monde était encore absent
D. Hameline — CNPL
Dieu, ce monde était encore absentQue déjà, depuis toujours,
Toi, Parole en nos commencements,
Tu portais le poids des choses.
Toi qui penses, toi qui crées,
L'univers en toi repose.
Dieu, quand l'homme eut habité le temps,
Y jetant ses propres cris,
Toi, Parole en nos événements,
Tu déroules notre histoire.
Toi qui juges, toi qui sauves,
Jésus Christ nous dit ta gloire.
Dieu, nos fleuves vont charriant leurs eaux,
Ignorant des lendemains,
Toi qui tiens déjà le dernier mot,
Tu connais le Jour et l'Heure.
Toi qui aimes, qui accueilles,
Tu prépares la Demeure.
Antienne
Sauve-moi, Seigneur, au nom de ton amour.
Psaume : 6
2 Seigneur, corrige-moi sans colère,et reprends-moi sans fureur.
3 Pitié, Seigneur, je dépéris !
Seigneur, guéris-moi !
Car je tremble de tous mes os,
4 de toute mon âme, je tremble.
Et toi, Seigneur, que fais-tu ? +
5 Reviens, Seigneur, délivre-moi,
sauve-moi en raison de ton amour !
6 Personne, dans la mort, n'invoque ton nom ;
au séjour des morts, qui te rend grâce ?
7 Je m'épuise à force de gémir ; +
chaque nuit, je pleure sur mon lit :
ma couche est trempée de mes larmes.
8 Mes yeux sont rongés de chagrin ;
j'ai vieilli parmi tant d'adversaires !
9 Loin de moi, vous tous, malfaisants,
car le Seigneur entend mes sanglots !
10 Le Seigneur accueille ma demande,
le Seigneur entend ma prière.
11 Qu'ils aient honte et qu'ils tremblent, tous mes ennemis,
qu'ils reculent, soudain, couverts de honte !
Antienne
Dieu, refuge du pauvre au temps de la détresse.
Psaume : 9 A - I
2 De tout mon cœur, Seigneur, je rendrai grâce,
je dirai tes innombrables merveilles ;
3 pour toi, j'exulterai, je danserai,
je fêterai ton nom, Dieu Très-Haut.
4 Mes ennemis ont battu en retraite,
devant ta face, ils s'écroulent et périssent.
5 Tu as plaidé mon droit et ma cause,
tu as siégé, tu as jugé avec justice.
6 Tu menaces les nations, tu fais périr les méchants,
à tout jamais tu effaces leur nom.
7 L'ennemi est achevé, ruiné pour toujours,
tu as rasé des villes, leur souvenir a péri.
8 Mais il siège, le Seigneur, à jamais :
pour juger, il affermit son trône ;
9 il juge le monde avec justice
et gouverne les peuples avec droiture.
10 Qu'il soit la forteresse de l'opprimé,
sa forteresse aux heures d'angoisse :
11 ils s'appuieront sur toi, ceux qui connaissent ton nom ;
jamais tu n'abandonnes, Seigneur, ceux qui te cherchent.
12 Fêtez le Seigneur qui siège dans Sion,
annoncez parmi les peuples ses exploits !
13 Attentif au sang versé, il se rappelle,
il n'oublie pas le cri des malheureux.
Antienne
Je proclamerai ta louange aux portes de Sion.
Psaume : 9 A - II
14 Pitié pour moi, Seigneur,vois le mal que m'ont fait mes adversaires, *
toi qui m'arraches aux portes de la mort ;
15 et je dirai tes innombrables louanges
aux portes de Sion, *
je danserai de joie pour ta victoire.
16 Ils sont tombés, les païens, dans la fosse qu'ils creusaient ;
aux filets qu'ils ont tendus, leurs pieds se sont pris.
17 Le Seigneur s'est fait connaître : il a rendu le jugement,
il prend les méchants à leur piège.
18 Que les méchants retournent chez les morts,
toutes les nations qui oublient le vrai Dieu !
19 Mais le pauvre n'est pas oublié pour toujours :
jamais ne périt l'espoir des malheureux.
20 Lève-toi, Seigneur : qu'un mortel ne soit pas le plus fort,
que les nations soient jugées devant ta face !
21 Frappe-les d'épouvante, Seigneur :
que les nations se reconnaissent mortelles !
Verset
V/ Montre-moi comment garder ta loi,
que je l'observe de tout mon cœur.
Lecture : La plénitude de la sagesse, c'est la crainte de Dieu (Si 1, 1-20)
01 TOUTE SAGESSE vient du Seigneur, et demeure auprès de lui pour toujours.
02 Le sable des mers, les gouttes de la pluie, et les jours de l’éternité, qui pourra en faire le compte ?
03 La hauteur du ciel, l’étendue de la terre, la profondeur de l’abîme, qui pourra les évaluer ?
04 Avant toute chose fut créée la sagesse ; et depuis toujours, la profondeur de l’intelligence.
05 La source de la sagesse, c’est la parole de Dieu au plus haut des cieux. Ses chemins sont les commandements éternels.
06 La racine de la sagesse, qui en a eu la révélation, et ses subtilités, qui en a eu la connaissance ?
07 La science de la sagesse, à qui fut-elle manifestée, et qui a profité de sa grande expérience ?
08 Il n’y a qu’un seul être sage et très redoutable, celui qui siège sur son trône. C’est le Seigneur,
09 lui qui a créé la sagesse ; il l’a vue et mesurée, il l’a répandue sur toutes ses œuvres,
10 parmi tous les vivants, dans la diversité de ses dons, et ceux qui aiment Dieu en ont été comblés. L’amour du Seigneur est une éminente sagesse ; Dieu en accorde une part à ceux dont il veut se laisser voir.
11 La crainte du Seigneur est gloire et fierté, joie et couronne d’allégresse.
12 La crainte du Seigneur réjouira le cœur ; elle procure plaisir, joie et longue vie. La crainte du Seigneur est un don du Seigneur ; car elle fait persévérer sur les voies de l’amour.
13 Celui qui craint le Seigneur connaîtra une fin heureuse ; au jour de sa mort, il sera béni.
14 La sagesse commence avec la crainte du Seigneur : elle est formée en chaque fidèle dès le sein maternel.
15 Elle a bâti son nid chez les humains, fondation d’éternité : elle sera fidèle envers leurs descendants.
16 La sagesse s’accomplit dans la crainte du Seigneur ; elle les enivre de ses fruits.
17 Elle remplira leurs maisons de biens désirables, et leurs greniers, de ses produits.
18 La sagesse est couronnée par la crainte du Seigneur, elle fait refleurir la paix et le bien-être. L’un et l’autre sont des dons de Dieu qui mènent au bonheur, une juste fierté épanouit ceux qui aiment Dieu.
19 La sagesse répand comme une ondée la science et la connaissance avisée, elle exalte la gloire de ceux qui la possèdent.
20 La sagesse s’enracine dans la crainte du Seigneur, et sa ramure est longue vie.
Répons
R/ L'Esprit qui vient de Dieu nous a été donné.
La racine de la sagesse, à qui fut-elle révélée ?
Nul ne connaît les secrets de Dieu,
sinon l'Esprit de Dieu.
La racine de la sagesse, à qui fut-elle révélée ?
sagesse mystérieuse, cachée avant les siècles,
que Dieu destinait à notre gloire.
De la lettre de S. Augustin aux donatistes
Dans sa Lettre 43, adressée aux donatistes, saint Augustin oppose à l’attitude partisane d’une assemblée de soixante-dix évêques schismatiques la sagesse et la mansuétude du Pape saint Miltiade.
Si les actes proconsulaires vous déplaisent, rendez-vous aux actes de l’Église : on vous les a tous lus par ordre. Direz-vous que Miltiade, évêque de l’Église de Rome n’aurait pas dû, avec ses collègues d’outre-mer, s’attribuer la connaissance d’une affaire jugée par soixante-dix évêques d’Afrique sous la présidence du primat de Tigisi ? Mais est-ce lui qui se l’est attribuée ? Ce fut l’empereur, qui prié par vos amis eux-mêmes, envoya à Rome des évêques pour examiner la question avec Miltiade et décider ce qui leur paraîtrait le plus juste… Vous vous rappelez tout ce qu’on a répété sur ce nombre de soixante-dix évêques et sur le poids de leur autorité. Des hommes sages préférèrent s’abstenir d’entrer dans des questions infinies qui les eussent embarrassés comme des anneaux d’une chaîne ; ils ne s’occupèrent ni du nombre des évêques, ni du lieu d’où ils étaient partis ; ils ne reconnaissaient en eux que des hommes assez aveuglés pour condamner précipitamment des collègues sans les entendre. Par contre quelle sentence porta en dernier lieu le bienheureux Miltiade lui-même ! Qu’elle fut bienveillante, calme, prudente et pacifique ! L’évêque de Rome ne voulut pas séparer de sa communion celle de ses collègues contre lesquels rien n’était prouvé ; il ne blâma fortement que Donat, en qui il reconnut la cause de tout le mal ; il laissa aux autres la liberté de revenir au bien, tout prêt à envoyer des lettres de communion à ceux-là mêmes qu’on savait ordonnés par Majorin. Ainsi partout où la division aurait amené deux évêques, il aurait voulu que le premier ordonné fût maintenu et qu’une autre portion du peuple fût confiée à l’autre. Ô l’excellent homme, le fils de la paix chrétienne, le père du peuple chrétien !
Répons
R/ Souvenez-vous de vos pasteurs.
Ils vous ont annoncé la parole de Dieu ;
imitez leur foi.
Ils veillent sur vos âmes ;
ils auront à en rendre compte.
Soyez-leur dociles :
ils vous guident sur le chemin du salut.
Oraison
Pour guider l’Église universelle dans les voies de ton amour, tu lui as donné, Seigneur, trois papes venus d’Afrique, Victor, Miltiade et Gélase ; accorde à tes fils de respecter leurs diversités mutuelles et d’être tous en communion avec le Pasteur qui préside à l’unité des Églises. Par Jésus Christ.