Office des lectures

Introduction

V/ Dieu, viens à mon aide,
R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen. (Alléluia.)

Hymne : Le Seigneur passe

CFC — CNPL

Le Seigneur passe...
Ouvriras-tu,
Quand frappe l'inconnu ?
Peux-tu laisser mourir la voix
Qui réclame ta foi ?

Le Seigneur passe...
Entendras-tu
L'Esprit de Jésus Christ ?
Il creuse en toi la pauvreté
Pour t'apprendre à prier.

Le Seigneur passe...
Eteindras-tu
L'amour qui purifie ?
Vas-tu le fuir et refuser
D'être l'or au creuset ?

Le Seigneur passe...
Entreras-tu
Dans son eucharistie ?
Rappelle-toi que dans son corps
Il accueille ta mort.

Le Seigneur passe...
Oseras-tu
Lancer ton cri de joie ?
Christ est vivant, ressuscité.
Qui voudra l'héberger ?

Le Seigneur passe...
Attendras-tu
Un autre rendez-vous ?
Pourquoi tarder ? Prends avec lui
Le chemin de la vie.

Le Seigneur passe...

Antienne

Qu'ils rendent grâce au Seigneur de son amour, de ses merveilles pour les hommes.

Psaume : 106 - I

1 Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !

2 Ils le diront, les rachetés du Seigneur,
qu'il racheta de la main de l'oppresseur,
3 qu'il rassembla de tous les pays,
du nord et du midi, du levant et du couchant.

4 Certains erraient dans le désert
   sur des chemins perdus, *
sans trouver de ville où s'établir :
5 ils souffraient la faim et la soif,
ils sentaient leur âme défaillir.

R/ 1 6 Dans leur angoisse, ils ont crié vers le Seigneur,
et lui les a tirés de la détresse :
7 il les conduit sur le bon chemin,
les mène vers une ville où s'établir.

R/ 2 8 Qu'ils rendent grâce au Seigneur de son amour,
de ses merveilles pour les hommes :
9 car il étanche leur soif,
il comble de bien les affamés !

10 Certains gisaient dans les ténèbres mortelles,
captifs de la misère et des fers :
11 ils avaient bravé les ordres de Dieu
et méprisé les desseins du Très-Haut ;
12 soumis par lui à des travaux accablants,
ils succombaient, et nul ne les aidait.

R/ 1 13 Dans leur angoisse, ils ont crié vers le Seigneur,
et lui les a tirés de la détresse :
14 il les délivre des ténèbres mortelles,
il fait tomber leurs chaînes.

R/ 2 15 Qu'ils rendent grâce au Seigneur de son amour,
de ses merveilles pour les hommes :
16 car il brise les portes de bronze,
il casse les barres de fer !

Psaume : 106 - II

17 Certains, égarés par leur péché,
ployaient sous le poids de leurs fautes :
18 ils avaient toute nourriture en dégoût,
ils touchaient aux portes de la mort.

R/ 1 19 Dans leur angoisse, ils ont crié vers le Seigneur,
et lui les a tirés de la détresse :
20 il envoie sa parole, il les guérit,
il arrache leur vie à la fosse.

R/ 2 21 Qu'ils rendent grâce au Seigneur de son amour,
de ses merveilles pour les hommes ;
22 qu'ils offrent des sacrifices d'action de grâce,
à pleine voix qu'ils proclament ses œuvres !

23 Certains, embarqués sur des navires,
occupés à leur travail en haute mer,
24 ont vu les œuvres du Seigneur
et ses merveilles parmi les océans.

25 Il parle, et provoque la tempête,
un vent qui soulève les vagues :
26 portés jusqu'au ciel, retombant aux abîmes,
ils étaient malades à rendre l'âme ;
27 ils tournoyaient, titubaient comme des ivrognes :
leur sagesse était engloutie.

R/ 1 28 Dans leur angoisse, ils ont crié vers le Seigneur,
et lui les a tirés de la détresse,
29 réduisant la tempête au silence,
faisant taire les vagues.
30 Ils se réjouissent de les voir s'apaiser,
d'être conduits au port qu'ils désiraient.

R/ 2 31 Qu'ils rendent grâce au Seigneur de son amour,
de ses merveilles pour les hommes ;
32 qu'ils l'exaltent à l'assemblée du peuple
et le chantent parmi les anciens !

Psaume : 106 - III

33 C'est lui qui change les fleuves en désert,
les sources d'eau en pays de la soif,
34 en salines une terre généreuse
quand ses habitants se pervertissent.

35 C'est lui qui change le désert en étang,
les terres arides en source d'eau ;
36 là, il établit les affamés
pour y fonder une ville où s'établir.
37 Ils ensemencent des champs et plantent des vignes :
ils en récoltent les fruits.

38 Dieu les bénit et leur nombre s'accroît,
il ne laisse pas diminuer leur bétail.
39 Puis, ils déclinent, ils dépérissent,
écrasés de maux et de peines.

40 Dieu livre au mépris les puissants,
il les égare dans un chaos sans chemin.
41 Mais il relève le pauvre de sa misère ;
il rend prospères familles et troupeaux.

42 Les justes voient, ils sont en fête ;
et l'injustice ferme sa bouche.
43 Qui veut être sage retiendra ces choses :
il y reconnaîtra l'amour du Seigneur.

Verset

V/ Ta justice est pareille aux plus hautes montagnes,
tes jugements aux plus profonds abîmes.

Lecture : Mort de Judas au combat (1M 9, 1-22)

01 Le roi Démétrios apprit que Nicanor et ses troupes étaient tombés au combat. Il renvoya donc en Judée Bacchidès et Alkime, accompagnés de l’aile droite de l’armée.
02 Ils se mirent en route pour la Galilée ; ils assiégèrent Maisalôth, dans le territoire d’Arbèles, ils s’en emparèrent et firent périr un grand nombre de vies humaines.
03 Le premier mois de l’an 152 de l’empire grec, ils dressèrent leur camp près de Jérusalem,
04 puis ils partirent et se dirigèrent vers Béerzaïth avec vingt mille fantassins et deux mille cavaliers.
05 Quant à Judas, il avait dressé son camp à Élassa. Trois mille guerriers d’élite étaient avec lui.
06 Mais ces hommes, en voyant la multitude des ennemis, furent pris de panique et beaucoup se glissèrent hors du camp ; il n’en resta plus que huit cents.
07 Judas vit que son armée avait fondu, alors que le combat était imminent. Il en eut le cœur brisé, parce qu’il n’avait plus le temps de rassembler les siens.
08 Désemparé, il dit à ceux qui étaient restés : « Debout ! Montons à la rencontre de nos adversaires. Peut-être pourrons-nous leur tenir tête ! »
09 Mais eux l’en dissuadaient par ces mots : « Pour l’instant, nous ne pouvons rien faire, sinon sauver nos vies. Nous reviendrons plus tard, avec nos frères, pour reprendre la lutte. Nous sommes trop peu nombreux ! »
10 Judas leur répliqua : « Il ne sera pas dit que j’ai choisi la fuite. Si notre heure est arrivée, mourons courageusement pour nos frères et ne laissons pas ternir notre gloire. »
11 L’armée ennemie quitta le camp et se posta en vue de l’affrontement. Sa cavalerie avait été partagée en deux groupes, ses frondeurs et ses archers marchaient en tête et ses meilleurs guerriers se trouvaient tous au premier rang.
12 Bacchidès, lui, se tenait à l’aile droite. Les bataillons se mirent en marche sur deux fronts, au son des trompettes. Les hommes de Judas sonnèrent, eux aussi, des trompettes,
13 et la terre fut ébranlée par le vacarme des armées. Le combat fit rage du matin jusqu’au soir.
14 Judas vit que Bacchidès se tenait sur la droite avec la partie la plus forte de son armée. Entouré de tous les guerriers les plus ardents,
15 il réussit à enfoncer l’aile droite et la poursuivit jusqu’à la montagne d’Azôt.
16 En voyant la déroute de l’aile droite, ceux de l’aile gauche se rabattirent sur les pas de Judas et de ses compagnons, les prenant à revers.
17 Le combat devint acharné et il y eut beaucoup de victimes de part et d’autre.
18 C’est alors que Judas succomba, lui aussi. Tous les autres s’enfuirent.
19 Jonathan et Simon emportèrent leur frère Judas. Ils l’ensevelirent dans le tombeau de ses pères, à Modine.
20 Tout Israël le pleura et se lamenta sur lui pendant de nombreux jours, dans le deuil et l’affliction. On disait :
21 « Comment est-il tombé, le héros qui sauvait Israël ? »
22 Tout ce que l’on pourrait dire encore au sujet de Judas, de ses guerres, de ses exploits et de son prestige, n’a pas été mis par écrit : il y en avait trop !

Répons

R/ En tes mains, je remets mon esprit,
c'est toi qui me rachètes, Seigneur.

Heureux les morts qui meurent dans le Seigneur,
leurs œuvres les accompagnent.

Celui qui est entré dans la joie de Dieu
se repose, comme Dieu, de ses oeuvres.

 

HOMÉLIE DE S. LÉON POUR L'ANNIVERSAIRE DE SON ÉPISCOPAT

L'Église universelle est organisée selon des degrés différents, afin que la diversité des membres assure l'intégrité de ce corps sacré. Cependant, comme dit l'Apôtre, tous nous ne faisons qu'un dans le Christ. Aucun de nous n'est séparé d'un autre par sa fonction au point que la plus modeste partie du corps ne serait pas reliée à la tête. Donc, dans l'unité de la foi et du baptême, nous constituons une société sans classes, mes bien-aimés, et nous avons une même dignité selon le saint Apôtre Pierre, qui nous dit ces paroles sacrées : Vous aussi, comme les pierres vivantes qui servent à construire le Temple spirituel, et vous serez le sacerdoce saint, présentant des offrandes spirituelles que Dieu pourra accepter à cause du Christ Jésus. Et plus loin : Vous êtes la race choisie, le sacerdoce royal, la nation sainte, le peuple qui appartient à Dieu.

Tous ceux, en effet, qui ont été régénérés dans le Christ, le signe de la croix en fait des rois, et l'onction de l'Esprit Saint les consacre prêtres. Ainsi, en dehors du service particulier de notre ministère, tous les chrétiens qui vivent en l'Esprit et selon la logique de leur vocation doivent se reconnaître comme participant à la race royale et à l'office sacerdotal. Qu'y a-t-il en effet d'aussi royal que d'être un esprit soumis à Dieu qui sache gouverner son corps ? Et qu'y a-t-il d'aussi sacerdotal que de consacrer à Dieu une conscience pure et d'offrir sur l'autel de son cœur les sacrifices sans tache de la piété ? Cela vous a été donné par la grâce de Dieu en commun avec tous ; et pourtant c'est de votre part une chose religieuse et digne d'éloge que de vous réjouir, comme d'un honneur qui vous est propre, de l'anniversaire de mon élévation. C'est ainsi qu'on célèbre dans le corps entier de l'Église le mystère unique du sacerdoce lorsque l'huile de la bénédiction s'est répandue, elle a ruisselé plus abondamment, il est vrai, sur les membres supérieurs, mais ce n’est pas avec parcimonie qu'elle atteint aussi les membres les plus bas placés.

Par conséquent, mes bien-aimés, s'il y a pour nous, dans ce partage d'un même don, un grand motif de nous réjouir ensemble, notre joie aura un objet plus vrai et plus noble, si vous ne vous attardez pas à considérer ma médiocrité. Car il est beaucoup plus utile et plus juste d'élever le regard de votre esprit pour contempler la gloire du bienheureux Apôtre Pierre, et de célébrer ce jour en vénérant principalement celui que la source même de tous les charismes a inondé avec tant d'abondance : c'est au point qu'ayant été le seul à recevoir de si nombreux biens, aucun d'eux ne peut se communiquer à qui que ce soit sans que lui-même y participe.

Répons

R/ Gloire au Seigneur, c'est lui notre Dieu !

Jadis vous n'étiez pas un peuple,
vous êtes maintenant le peuple de Dieu.

Vous êtes la race élue, la nation sainte,
le peuple que Dieu s'est acquis.

Oraison

Dieu qui ne laisses pas les puissances du mal prévaloir contre ton Église fondée sur le roc inébranlable des Apôtres, fais qu'à la prière du pape saint Léon, elle reste ferme dans la vérité, et, sous ta garde, soit pour toujours en paix.