Office des lectures

Introduction

V/ Dieu, viens à mon aide,
R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen. (Alléluia.)

Hymne : Dieu, au-delà de tout créé

D. Rimaud — CNPL

Dieu, au-delà de tout créé,
Nous ne pouvions que t’appeler
L’Inconnaissable !
Béni sois-tu pour l’autre voix
Qui sait ton Nom, qui vient de toi
Et donne à notre humanité
De rendre grâce !

Toi que nul homme n’a pu voir,
Nous te voyons prendre ta part
De nos souffrances.
Béni sois-tu d’avoir montré
Sur le Visage bien-aimé
Du Christ offert à nos regards
Ta gloire immense !

Toi que nul homme n’entendit,
Nous t’écoutons, Parole enfouie
Là où nous sommes !
Béni sois-tu d’avoir semé
Dans l’univers à consacrer
Des mots qui parlent aujourd’hui
Et nous façonnent !

Toi que nul homme n’a touché,
Nous t’avons pris : l’Arbre est dressé
En pleine terre !
Béni sois-tu d’avoir remis
Entre les mains des plus petits
Ce Corps où rien ne peut cacher
Ton cœur de Père !

Antienne

Le Seigneur et le Maître, le Fils de l'homme élevé de terre, attire à lui tous les hommes.

Psaume : 23

1 Au Seigneur, le monde et sa richesse,
la terre et tous ses habitants !
2 C'est lui qui l'a fondée sur les mers
et la garde inébranlable sur les flots.

3 Qui peut gravir la montagne du Seigneur
et se tenir dans le lieu saint ?
4 L'homme au cœur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles
   (et ne dit pas de faux serments).

5 Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,
et de Dieu son Sauveur, la justice.
6 Voici le peuple de ceux qui le cherchent !
Voici Jacob qui recherche ta face !

7 Portes, levez vos frontons, +
élevez-vous, portes éternelles :
qu'il entre, le roi de gloire !

8 Qui est ce roi de gloire ? +
C'est le Seigneur, le fort, le vaillant,
le Seigneur, le vaillant des combats.

9 Portes, levez vos frontons, +
levez-les, portes éternelles :
qu'il entre, le roi de gloire !

10 Qui donc est ce roi de gloire ? +
C'est le Seigneur, Dieu de l'univers ;
c'est lui, le roi de gloire.

Antienne

Pour le salut de tout homme, il fallait que le Christ souffre la mort.

Psaume : 65 - I

1 Acclamez Dieu, toute la terre ; +
2 fêtez la gloire de son nom,
glorifiez-le en célébrant sa louange.

3 Dites à Dieu : « Que tes actions sont redoutables !
En présence de ta force, tes ennemis s’inclinent.
4 Toute la terre se prosterne devant toi,
elle chante pour toi, elle chante pour ton nom. »

5 Venez et voyez les hauts faits de Dieu,
ses exploits redoutables pour les fils des hommes.
6 Il changea la mer en terre ferme :
ils passèrent le fleuve à pied sec.

De là, cette joie qu’il nous donne.
7 Il règne à jamais par sa puissance.
Ses yeux observent les nations :
que les rebelles courbent la tête !

8 Peuples, bénissez notre Dieu !
Faites retentir sa louange,
9 car il rend la vie à notre âme,
il a gardé nos pieds de la chute.

10 C’est toi, Dieu, qui nous as éprouvés,
affinés comme on affine un métal ;
11 tu nous as conduits dans un piège,
tu as serré un étau sur nos reins.

12 Tu as mis des mortels à notre tête ; +
nous sommes entrés dans l’eau et le feu,
tu nous as fait sortir vers l’abondance.

Psaume : 65 - II

13 Je viens dans ta maison avec des holocaustes,
je tiendrai mes promesses envers toi,
14 les promesses qui m’ouvrirent les lèvres,
que ma bouche a prononcées dans ma détresse.

15 Je t’offrirai de beaux holocaustes +
avec le fumet des béliers ;
je prépare des bœufs et des chevreaux.

16 Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu :
je vous dirai ce qu’il a fait pour mon âme ;
17 quand je poussai vers lui mon cri,
ma bouche faisait déjà son éloge.

18 Si mon cœur avait regardé vers le mal,
le Seigneur n’aurait pas écouté.
19 Et pourtant, Dieu a écouté,
il entend le cri de ma prière.

20 Béni soit Dieu +
qui n’a pas écarté ma prière,
ni détourné de moi son amour !

Verset

V/Tes paroles, Seigneur, sont pour nous l'esprit et la vie.
Tu as les paroles de la vie éternelle.

Lecture : Les consacrés et leur mise à part (Lv 8, 1-17; 9, 22-24)

8.01 Le Seigneur parla à Moïse et dit :
8.02 « Prends Aaron et ses fils avec lui, prends les vêtements sacerdotaux, l’huile d’onction, le taureau du sacrifice pour la faute, les deux béliers et la corbeille des pains sans levain.
8.03 Puis, rassemble toute la communauté à l’entrée de la tente de la Rencontre. »
8.04 Moïse fit ce que lui avait ordonné le Seigneur, et la communauté se rassembla à l’entrée de la tente de la Rencontre.
8.05 Et Moïse dit à la communauté : « Voici ce que le Seigneur a ordonné de faire. »
8.06 Alors Moïse fit approcher Aaron et ses fils ; il les lava avec de l’eau.
8.07 Il mit la tunique à Aaron, lui passa la ceinture, le revêtit du manteau et plaça sur lui l’éphod. Puis il le ceignit de l’écharpe de l’éphod et la fixa sur lui.
8.08 Il mit sur lui le pectoral, dans lequel il plaça les Ourim et les Toummim.
8.09 Il plaça le turban sur sa tête, et sur le devant du turban le fleuron d’or, le saint diadème, comme le Seigneur l’avait ordonné à Moïse.
8.10 Moïse prit l’huile d’onction, fit l’onction sur la Demeure et sur tout ce qui s’y trouvait, et les consacra.
8.11 Il en aspergea sept fois l’autel et fit l’onction de l’autel et de ses accessoires, de la cuve et de son support, pour les consacrer.
8.12 Il versa un peu de l’huile d’onction sur la tête d’Aaron, lui donnant l’onction pour le consacrer.
8.13 Alors Moïse fit approcher les fils d’Aaron, les revêtit de tuniques, leur mit une ceinture et les coiffa de tiares, comme le Seigneur le lui avait ordonné.
8.14 Il fit avancer le taureau du sacrifice pour la faute. Aaron et ses fils posèrent la main sur la tête du taureau du sacrifice pour la faute,
8.15 et celui-ci fut immolé. Moïse prit le sang et, avec son doigt, il en mit sur les cornes de l’autel, tout autour, pour ôter de l’autel la faute. Puis il versa le sang à la base de l’autel. Alors il consacra l’autel en accomplissant sur lui le rite d’expiation.
8.16 Moïse prit toute la graisse qui est au-dessus des entrailles, le lobe du foie, et les deux rognons avec leur graisse, et il les fit fumer à l’autel.
8.17 Mais le reste du taureau, sa peau, sa chair et ses excréments, furent brûlés au feu hors du camp, comme le Seigneur l’avait ordonné à Moïse.
9.22 Aaron leva alors les mains sur le peuple, et le bénit. Puis il descendit de l’autel, après avoir fait le sacrifice pour la faute, l’holocauste et les sacrifices de paix.
9.23 Moïse et Aaron entrèrent ensuite dans la tente de la Rencontre. Quand ils en ressortirent, ils bénirent le peuple. Alors la gloire du Seigneur apparut à tout le peuple :
9.24 un feu sortit de devant le Seigneur et dévora l’holocauste et les graisses sur l’autel. Le peuple vit cela, tous crièrent de joie et tombèrent face contre terre.

Répons

R/ Jésus, tu es prêtre pour l'éternité !

Tu demeures pour l'éternité,
tu sauves pour toujours
ceux qui par toi s'approchent de Dieu.

Tu as prié ton Père:
« Pour eux je me consacre moi-même. »
Toujours vivant, tu intercèdes pour nous.

 

COMMENTAIRE DE SAINT AUGUSTIN SUR L'ÉVANGILE DE JEAN

Le signe du serpent de bronze.

Par sa mort, le Christ nous a délivrés de la mort : la mort l'a saisi, et il a tué la mort. Vous le savez, frères, Dieu n'a pas fait la mort, l'Écriture l'affirme : il ne se réjouit pas de voir mourir les êtres vivants, il a créé toutes choses pour qu'elles subsistent, mais, ajoute l'Écriture, par la jalousie du diable, la mort est entrée dans le monde.

Or Jésus, le Fils de Dieu, le Verbe de Dieu, par qui tout a été fait, est devenu mortel, car le Verbe s'est fait chair. Il a donc reçu la mort, et il a cloué la mort en croix. C'est ce qui a été donné en figure autrefois : de même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle. C'est là un symbole important. Le peuple d'Israël était prostré dans le désert par des morsures de serpents, il mourut un grand nombre de gens. Le Seigneur ordonna à Moïse de faire un serpent d'airain et de l'élever sur une hampe dans le désert, et d'avertir le peuple : si quelqu'un était mordu par un serpent, qu'il regarde le serpent élevé sur la hampe.

Quels sont ces serpents qui mordent ? Les péchés qui nous viennent de notre condition mortelle. Quel est le serpent élevé ? Le Christ mort en croix. La morsure du serpent est mortelle, la mort du Seigneur donne vie.

Le Christ est la vie, et pourtant il est mis en croix. Le Christ est la vie, et pourtant il est mort. Mais dans la mort du Christ la mort est morte : en mourant, la Vie a tué la mort, la plénitude de la vie a englouti la mort, la mort a été absorbée dans le corps du Christ. Mais nous aussi, nous le dirons à la résurrection, lorsque nous chanterons un chant triomphal : Ô mort, où est ta victoire ? Ô mort, où est ton aiguillon ? D'ici là, frères, pour guérir du péché, regardons le Christ en croix. Ceux qui regardaient le serpent de bronze ne périssaient pas des suites des morsures des serpents ; ceux qui contemplent avec foi la mort du Christ sont guéris des morsures des péchés. Jadis ils furent libérés de la mort pour une vie qui n'avait qu'un temps ; maintenant, c'est pour obtenir la vie éternelle.

Répons

R/ Fixons notre regard sur Jésus,
sur Jésus crucifié.

Comme Moïse a élevé le serpent dans le désert,
il faut que le Fils de l'homme soit élevé.

Dieu a envoyé son Fils dans le monde,
non pour nous juger, mais pour nous sauver.

 

Oraison

Dieu qui as réconcilié avec toi toute l'humanité en lui donnant ton propre Fils, augmente la foi du peuple chrétien, pour qu'il se hâte avec amour au-devant des fêtes pascales qui approchent.