Office des lectures

Introduction

V/ Dieu, viens à mon aide,
R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen. (Alléluia.)

Hymne : Gloire à Dieu, Paix aux hommes,

AELF — AELF

R/Gloire à Dieu, Paix aux hommes,
Joie du ciel sur la terre !

Pour tes merveilles, Seigneur Dieu,
Ton peuple te rend grâce :
Ami des hommes, sois béni
Pour ton règne qui vient !
À toi les chants de fête,
Par ton Fils bien-aimé,
dans l’Esprit.

Sauveur du monde, Jésus Christ,
Écoute nos prières :
Agneau de Dieu, vainqueur du mal,
Sauve-nous du péché !
Dieu Saint, splendeur du Père,
Dieu vivant, le Très-Haut,
le Seigneur.

Antienne

Cet enfant, né de la Vierge, se nommera Emmanuel, Dieu-avec-nous.

Psaume : 45

2Dieu est pour nous refuge et force,
secours dans la détresse, toujours offert.
3Nous serons sans crainte si la terre est secouée,
si les montagnes s'effondrent au creux de la mer ;
4ses flots peuvent mugir et s'enfler,
les montagnes, trembler dans la tempête :

(R/) (Il est avec nous,
le Seigneur de l'univers ;
citadelle pour nous,
le Dieu de Jacob !)

5Le Fleuve, ses bras réjouissent la ville de Dieu,
la plus sainte des demeures du Très-Haut.
6Dieu s'y tient : elle est inébranlable ;
quand renaît le matin, Dieu la secourt.
7Des peuples mugissent, des règnes s'effondrent ;
quand sa voix retentit, la terre se défait.

(R/)8 (Il est avec nous,
le Seigneur de l'univers ;
citadelle pour nous,
le Dieu de Jacob !)

9Venez et voyez les actes du Seigneur,
comme il couvre de ruines la terre.
10Il détruit la guerre jusqu'au bout du monde,
il casse les arcs, brise les lances, incendie les chars :
11« Arrêtez ! Sachez que je suis Dieu.
Je domine les nations, je domine la terre. »

(R/)
12
 (Il est avec nous,
le Seigneur de l'univers ;
citadelle pour nous,
le Dieu de Jacob !)

Antienne

Grande joie dans la cité de David : un Sauveur nous est né.

Psaume : 71 - I

1Dieu, donne au roi tes pouvoirs,
à ce fils de roi ta justice.
2Qu’il gouverne ton peuple avec justice,
qu’il fasse droit aux malheureux !

3Montagnes, portez au peuple la paix,
collines, portez-lui la justice !
4Qu’il fasse droit aux malheureux de son peuple,
qu’il sauve les pauvres gens,
qu’il écrase l’oppresseur !

5Qu’il dure sous le soleil et la lune
de génération en génération !
6Qu’il descende comme la pluie sur les regains,
une pluie qui pénètre la terre.

7En ces jours-là, fleurira la justice,
grande paix jusqu’à la fin des lunes !
8Qu’il domine de la mer à la mer,
et du Fleuve jusqu’au bout de la terre !

9Des peuplades s’inclineront devant lui,
ses ennemis lècheront la poussière.
10Les rois de Tarsis et des Iles
apporteront des présents.

Les rois de Saba et de Seba
feront leur offrande.
11Tous les rois se prosterneront devant lui,
tous les pays le serviront.

Antienne

La Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres.

Psaume : 71 - II

12Il délivrera le pauvre qui appelle
et le malheureux sans recours.
13Il aura souci du faible et du pauvre,
du pauvre dont il sauve la vie.

14Il les rachète à l’oppression, à la violence ;
leur sang est d’un grand prix à ses yeux.
15Qu’il vive ! On lui donnera l’or de Saba. *
On priera sans relâche pour lui ;
tous les jours, on le bénira.

16Que la terre jusqu’au sommet des montagnes
soit un champ de blé : *
et ses épis onduleront comme la forêt du Liban !
Que la ville devienne florissante
comme l’herbe sur la terre !

17Que son nom dure toujours ;
sous le soleil, que subsiste son nom !
En lui, que soient bénies toutes les familles de la terre ;
que tous les pays le disent bienheureux !

18Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël,
lui seul fait des merveilles !
19Béni soit à jamais son nom glorieux,
toute la terre soit remplie de sa gloire !
Amen ! Amen !

Verset

V/ Les bergers louaient Dieu,
pour tout ce qu'ils avaient vu et entendu.

Lecture : Action de grâce pour l'Évangile (Col 1, 1-14)

01 PAUL, APOTRE du Christ Jésus par la volonté de Dieu, et Timothée notre frère,
02 aux frères sanctifiés par la foi dans le Christ qui habitent Colosses. À vous, la grâce et la paix de la part de Dieu notre Père.
03 Nous rendons grâce à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, en priant pour vous à tout moment.
04 Nous avons entendu parler de votre foi dans le Christ Jésus et de l’amour que vous avez pour tous les fidèles
05 dans l’espérance de ce qui vous est réservé au ciel ; vous en avez déjà reçu l’annonce par la parole de vérité, l’Évangile
06 qui est parvenu jusqu’à vous. Lui qui porte du fruit et progresse dans le monde entier, il fait de même chez vous, depuis le jour où vous avez reçu l’annonce et la pleine connaissance de la grâce de Dieu dans la vérité.
07 Cet enseignement vous a été donné par Épaphras, notre cher compagnon de service, qui est pour vous un ministre du Christ digne de foi ;
08 il nous a fait savoir de quel amour l’Esprit vous anime.
09 Depuis le jour où nous en avons entendu parler, nous ne cessons pas de prier pour vous. Nous demandons à Dieu de vous combler de la pleine connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle.
10 Ainsi votre conduite sera digne du Seigneur, et capable de lui plaire en toutes choses ; par tout le bien que vous ferez, vous porterez du fruit et vous progresserez dans la vraie connaissance de Dieu.
11 Vous serez fortifiés en tout par la puissance de sa gloire, qui vous donnera toute persévérance et patience. Dans la joie,
12 vous rendrez grâce à Dieu le Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints, dans la lumière.
13 Nous arrachant au pouvoir des ténèbres, il nous a placés dans le Royaume de son Fils bien-aimé :
14 en lui nous avons la rédemption, le pardon des péchés.

Répons

R/ Rendons grâce à Dieu,
Père de notre Seigneur Jésus Christ !

Il nous arrache au pouvoir des ténèbres
et nous transfère dans le Royaume du Fils de son amour.

Il nous engendre par la Parole de vérité
pour que nous soyons les prémices de ses créatures.

SERMON DE SAINT BERNARD POUR L'ÉPIPHANIE

À la plénitude des temps est venue aussi la plénitude de la divinité

Voici manifestées la bonté et l’humanité de Dieu notre Sauveur. Rendons grâce à Dieu qui fait ainsi abonder notre consolation dans cet état de pèlerins qui est le nôtre, dans cet exil, dans cette misère d’ici-bas. ~

Avant que n’apparaisse son humanité, sa bonté aussi demeurait cachée. Certes, elle existait auparavant, car la miséricorde du Seigneur est de toujours. Mais comment aurait-on pu savoir qu’elle était si grande ? Elle faisait l’objet d’une promesse, non d’une expérience. Aussi beaucoup d’hommes n’y croyaient pas. Sans doute, à bien des reprises et de bien des manières, le Seigneur parlait par les prophètes. Moi, disait-il, je forme des pensées de paix, et non de malheur. Mais que pouvait bien répondre l’homme quand il éprouvait le malheur et ne connaissait pas la paix ? Jusqu’à quand allez-vous dire : Paix ! la paix ! alors qu’il n’y a pas de paix ? C’est pourquoi les messagers de la paix pleuraient amèrement, disant : Seigneur, qui aurait cru ce que nous avons entendu ? Mais maintenant, que les hommes croient à ce qu’ils voient, car les affirmations du Seigneur sont vraiment infaillibles. En effet, pour que même l’œil troublé ne demeure pas incapable de le voir, c’est dans le soleil qu’il a placé sa tente.

Voici que la paix n’est plus promise mais envoyée, non plus remise à plus tard mais donnée, non plus prophétisée mais proposée. C’est comme un couffin plein de sa miséricorde que Dieu le Père a envoyé sur la terre ; oui, dis-je, un couffin que la Passion devra déchirer pour laisser se répandre ce qu’il contient : notre paix ; un couffin, peut-être petit, mais rempli. Un petit enfant nous a été donné, mais en lui habite toute la plénitude de la divinité. Lorsqu’est venue la plénitude des temps est venue aussi la plénitude de la divinité. Elle est venue dans la chair, afin de se faire voir même de ceux qui sont charnels, et que son humanité ainsi manifestée permette de reconnaître sa bonté. En effet, dès que l’humanité de Dieu se fait connaître, sa bonté ne peut plus rester cachée. Et comment aurait-il pu davantage mettre en relief sa bonté qu’en revêtant ma chair ? — Ma chair, dis-je, non celle d’Adam, non celle qui était la sienne avant la chute.

Pourquoi déclare-t-il avec tant de soin sa miséricorde, au point de faire sienne notre misère elle-même ? Pourquoi est-il rempli d’une bonté telle que la parole de Dieu, pour nous, s’est faite herbe fanée ? Seigneur, qu’est-ce que l’homme, pour que tu penses à lui ? Qu’est- il pour que ton cœur en fasse tant de cas ? Voici où l’homme doit porter son attention pour découvrir quel souci Dieu prend de lui ; voici où l’homme doit apprendre quelle pensée et quel sentiment Dieu nourrit à son égard. N’interroge pas ce que tu souffres, toi, mais ce qu’il a souffert, lui. À ce qu’il est devenu pour toi, reconnais ta valeur à ses yeux, afin que sa bonté t’apparaisse à partir de son humanité. En effet, l’abaissement qu’il accomplit dans son humanité a été la grandeur même de sa bonté, et plus il s’est rendu méprisable en ma faveur, plus il me devient cher.

Voici manifestées la bonté et l’humanité de Dieu notre Sauveur, dit l’Apôtre. Oui, qu’elles sont grandes et évidentes, la bonté de Dieu et son humanité ! Quelle grande preuve de sa bonté il nous a donnée, en prenant tant de soin pour ajouter à l’humanité le nom de Dieu.

Répons

R/ La grâce de Dieu est apparue,
apportant le salut de tous les hommes.

À vous, grâce et paix de par Dieu notre Père
et le Seigneur Jésus Christ livré pour nos péchés.

Le Christ s’est livré pour nos péchés,
afin de nous arracher à ce monde de mal.

 

Te Deum

À toi Dieu, notre louange !
Nous t'acclamons, tu es Seigneur !
À toi Père éternel,
L’hymne de l’univers.

Devant toi se prosternent les archanges,
les anges et les esprits des cieux ;
ils te rendent grâce ;
ils adorent et ils chantent :

Saint, Saint, Saint, le Seigneur,
Dieu de l'univers ;
le ciel et la terre sont remplis de ta gloire.

C'est toi que les Apôtres glorifient,
toi que proclament les prophètes,
toi dont témoignent les martyrs ;
c'est toi que par le monde entier
l'Église annonce et reconnaît.

Dieu, nous t'adorons :
Père infiniment saint,
Fils éternel et bien-aimé,
Esprit de puissance et de paix.

Christ, le Fils du Dieu vivant,
le Seigneur de la gloire,
tu n'as pas craint de prendre chair
dans le corps d'une vierge
pour libérer l'humanité captive.

Par ta victoire sur la mort,
tu as ouvert à tout croyant
les portes du Royaume ;
tu règnes à la droite du Père ;
tu viendras pour le jugement.

Montre-toi le défenseur et l'ami
des hommes sauvés par ton sang :
prends-les avec tous les saints
dans ta joie et dans ta lumière.

Oraison

Dieu que nul œil ne peut voir, tu as dissipé les ténèbres du monde en lui envoyant ta lumière ; tourne vers nous ton visage de paix, et nos louanges proclameront l'incroyable largesse que tu nous fais dans la naissance de ton Fils unique. Lui qui règne.