Office des lectures

Introduction

V/ Dieu, viens à mon aide,
R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen. (Alléluia.)

Hymne : Ô toi dont la beauté

CFC — CFC

Ô toi dont la beauté
Rayonne de clarté
À l’ombre de l’Esprit,
Ève nouvelle,
Laisse-nous découvrir
Le mystère de grâce
Où le monde renaît.

Ta foi nous a donné
Celui qu’ont annoncé
les hommes de l’espoir.
Joie des prophètes,
Dieu façonne en ton corps
Son image éternelle
Et se fait l’un de nous.

Le prix de ton amour
Demeure pour toujours
Caché dans nos moissons.
Mère des hommes,
Tu prépares en secret
Le ferment du Royaume
Et le pain de nos vies.

Antienne

Mains innocentes et cœur pur, Marie, obtient la bénédiction du Seigneur.

Psaume : 23

1Au Seigneur, le monde et sa richesse,
la terre et tous ses habitants !
2C'est lui qui l'a fondée sur les mers
et la garde inébranlable sur les flots.

3Qui peut gravir la montagne du Seigneur
et se tenir dans le lieu saint ?
4L'homme au coeur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles
(et ne dit pas de faux serments).

5Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,
et de Dieu son Sauveur, la justice.
6Voici le peuple de ceux qui le cherchent !
Voici Jacob qui recherche ta face !

7Portes, levez vos frontons, +
élevez-vous, portes éternelles :
qu'il entre, le roi de gloire !

8Qui est ce roi de gloire ? +
C'est le Seigneur, le fort, le vaillant,
le Seigneur, le vaillant des combats.

9Portes, levez vos frontons, +
levez-les, portes éternelles :
qu'il entre, le roi de gloire !

10Qui donc est ce roi de gloire ? +
C'est le Seigneur, Dieu de l'univers ;
c'est lui, le roi de gloire.

Antienne

Dieu réside en elle, sainte demeure du Très-Haut.

Psaume : 45

2Dieu est pour nous refuge et force,
secours dans la détresse, toujours offert.
3Nous serons sans crainte si la terre est secouée,
si les montagnes s'effondrent au creux de la mer ;
4ses flots peuvent mugir et s'enfler,
les montagnes, trembler dans la tempête :

(R/) (Il est avec nous,
le Seigneur de l'univers ;
citadelle pour nous,
le Dieu de Jacob !)

5Le Fleuve, ses bras réjouissent la ville de Dieu,
la plus sainte des demeures du Très-Haut.
6Dieu s'y tient : elle est inébranlable ;
quand renaît le matin, Dieu la secourt.
7Des peuples mugissent, des règnes s'effondrent ;
quand sa voix retentit, la terre se défait.

(R/)8 (Il est avec nous,
le Seigneur de l'univers ;
citadelle pour nous,
le Dieu de Jacob !)

9Venez et voyez les actes du Seigneur,
comme il couvre de ruines la terre.
10Il détruit la guerre jusqu'au bout du monde,
il casse les arcs, brise les lances, incendie les chars :
11« Arrêtez ! Sachez que je suis Dieu.
Je domine les nations, je domine la terre. »

(R/)
12
 (Il est avec nous,
le Seigneur de l'univers ;
citadelle pour nous,
le Dieu de Jacob !)

Antienne

Tous ont en toi leur demeure, sainte Mère de Dieu.

Psaume : 86

1Elle est fondée sur les montagnes saintes. +

2Le Seigneur aime les portes de Sion *
plus que toutes les demeures de Jacob.

3Pour ta gloire on parle de toi,
ville de Dieu ! *
4« Je cite l’Égypte et Babylone
entre celles qui me connaissent. »

Voyez Tyr, la Philistie, l’Éthiopie :
chacune est née là-bas. *
5Mais on appelle Sion : « Ma mère ! »
car en elle, tout homme est né.

C’est lui, le Très-Haut, qui la maintient. +

6Au registre des peuples, le Seigneur écrit :
« Chacun est né là-bas. » *
7Tous ensemble ils dansent, et ils chantent :
« En toi, toutes nos sources ! »

Verset

V/ Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu.
Heureux ceux qui la mettent en pratique.

Lecture : Prophétie messianique (1Ch 17, 1-15)

01 Lorsque David habita dans sa maison, il dit au prophète Nathan : « Voici que j’habite dans une maison de cèdre, et l’arche de l’Alliance du Seigneur est sous un abri de toile ! »
02 Nathan répondit à David : « Tout ce que tu as l’intention de faire, fais-le, car Dieu est avec toi. »
03 Mais, cette nuit-là, la parole de Dieu fut adressée à Nathan :
04 « Va dire à David, mon serviteur : Ainsi parle le Seigneur : Ce n’est pas toi qui me bâtiras une maison pour que j’y habite.
05 Depuis le jour où j’ai fait monter Israël et jusqu’à ce jour, je n’ai jamais habité dans une maison ; j’allais d’une tente à une autre et d’une demeure à une autre.
06 Pendant tout le temps où j’étais comme un voyageur avec tout Israël, ai-je demandé à un seul des juges que j’avais institués pasteurs de mon peuple : “Pourquoi ne m’avez-vous pas bâti une maison de cèdre ?”
07 Tu diras donc à mon serviteur David : Ainsi parle le Seigneur de l’univers : C’est moi qui t’ai pris au pâturage, derrière le troupeau, pour que tu sois le chef de mon peuple Israël.
08 J’ai été avec toi partout où tu es allé, j’ai abattu devant toi tous tes ennemis. Je te ferai un nom égal à celui des plus grands de la terre.
09 Je fixerai en ce lieu mon peuple Israël, je l’y planterai, il s’y établira et ne tremblera plus, et les méchants ne viendront plus le maltraiter, comme ils l’ont fait autrefois,
10 depuis le temps où j’ai institué des juges pour conduire mon peuple Israël. J’ai humilié tous tes ennemis. Je t’annonce que le Seigneur te bâtira une maison.
11 Quand tes jours seront accomplis et que tu rejoindras tes pères, je te susciterai dans ta descendance un successeur, qui sera l’un de tes fils, et je rendrai stable sa royauté.
12 C’est lui qui me bâtira une maison, et je rendrai stable pour toujours son trône.
13 Moi, je serai pour lui un père ; et lui sera pour moi un fils ; je ne lui retirerai pas ma fidélité comme je l’ai retirée à celui qui t’a précédé.
14 Je l’établirai pour toujours dans ma maison et dans mon royaume, et son trône sera stable pour toujours. »
15 Toutes ces paroles, toute cette vision, Nathan les rapporta fidèlement à David.

Répons

R/ Le Seigneur est avec toi, Marie, pleine de grâce.

Ton cœur en éveil
attendait le Messie.

Et Dieu t'a regardée,
il a comblé ton attente.

Il vient, le jour se lève,
la terre entière exulte !

D’UN RÉCIT DU 16e SIÈCLE

En l’année 1531, peu de jours après le commencement de décembre, un samedi, juste avant l’aube, un pauvre et aimable indigène, du nom de Juan Diego, originaire, à ce qu’on disait, de Cuauhtilán, région qui, pour les affaires spirituelles, relevait des religieux résidant à Tlatelolco, se rendait là pour le culte divin. Lorsqu’il arriva près de la colline qui se nomme Tepeyac, il commençait déjà à faire jour. Il entendit chanter au sommet de la colline. Et lorsque le chant cessa et que tout fut redevenu calme, il entendit qu’on l’appelait du haut de la colline. On lui disait : « Mon ami, Juan Diego. » Aussitôt, il osa monter vers l’endroit d’où il avait été appelé.

Parvenu au sommet de la colline, il vit une dame qui se tenait debout et l’appelait pour qu’il s’approche d’elle. Lorsqu’il arriva en sa présence, il fut émerveillé de sa beauté : ses vêtements brillaient comme le soleil. Aussitôt, la Vierge lui manifesta sa volonté. Elle lui dit : « Sache, mon fils bien-aimé, que je suis celle qui est toujours et parfaitement Vierge, sainte Marie, mère du Dieu véritable, l’auteur de la vie, qui a créé toutes choses et les maintient dans l’existence, le Seigneur du ciel et de la terre. Par-dessus tout, je veux et désire ardemment qu’on m’érige une église en cet endroit. C’est là que je vais montrer et donner tout mon amour, ma compassion, mon aide et ma protection, puisque je suis votre gracieuse mère et la mère de vous tous qui vivez sur cette terre et de tous ceux qui m’aiment, me cherchent et m’invoquent avec confiance. Là, j’écouterai toutes leurs plaintes et leurs lamentations, je guérirai et prendrai soin de toutes leurs misères, de leurs malheurs et de leurs peines. Et pour que mon souhait soit réalisé, rends-toi au palais de l’évêque de Mexico, et dis-lui que tu es envoyé par moi pour lui faire savoir combien je désire qu’il me construise une maison ici, qu’il m’érige ici un temple, dans cette vallée. »

Arrivé dans la ville, il se rendit aussitôt à la résidence de l’évêque, dont le nom était Jean de Zumarrága, un religieux de saint François. Quand le prélat eut entendu Juan Diego, il sembla ne pas accorder beaucoup de foi à tout cela. Il lui répondit : « Mon fils, tu vas devoir revenir une autre fois et je t’écouterai à nouveau. J’ai encore à réfléchir à ce qu’il faut faire de ta volonté et de ton souhait. »

Un autre jour, donc, il vit la Reine qui descendait du sommet de la colline et qui, de là, le regardait. Elle vint à lui, sur le côté de la colline, le retint et lui dit : « Écoute, mon fils. Ne laisse rien te troubler ou te faire du chagrin. Ne sois pas inquiet de la maladie de ton oncle ou de quelque autre sujet d’angoisse. Ne suis-je pas ici, moi, ta mère ? N’es-tu pas sous mon ombre et sous ma protection ? Ne suis-je point ta source de vie et de bonheur ? N’es-tu pas dans le creux de mon sein, ne demeures-tu pas dans mes bras ? De quoi d’autre as-tu besoin ? Ne laisse rien te troubler ou te faire du chagrin. Monte, mon fils bien-aimé, jusqu’au sommet de la colline, et là où tu m’as vue et où je t’ai parlé, là tu verras différentes sortes de fleurs. Coupe-les et ramasse-les, puis reviens ici et apporte-les devant moi. »

Juan descendit donc et il offrit à la Reine du ciel les diverses fleurs qu’il avait ramassées. Lorsqu’elle les vit, elle les prit dans ses saintes mains ; ensuite elle les replaça dans le creux de son manteau, lui disant : « Mon fils bien-aimé, ces fleurs sont le signe que tu vas apporter à l’évêque. Et toi, tu es mon ambassadeur, en qui j’ai mis toute ma confiance. Je t’ordonne rigoureusement de n’ouvrir ton manteau qu’en présence de l’évêque et de ne montrer qu’à lui ce que tu transportes. Tu lui raconteras comment, lorsque tu gravissais la colline pour aller couper les fleurs, je t’ai mandaté, et tu lui diras tout ce que tu as vu et admiré, pour qu’il croie et fasse en sorte d’ériger le temple que j’ai demandé. »

Aussitôt que la Dame du ciel lui eut donné ses ordres, il prit la route qui conduisait à Mexico. Il s’en allait tout heureux et sûr de son succès. Dès qu’il entra, Juan s’agenouilla devant l’évêque et lui raconta tout ce qu’il avait vu et pourquoi il avait été envoyé vers lui. Il lui dit : « Monseigneur, j’ai fait ce que tu m’as demandé ; je suis allé dire à ma Maîtresse, la Reine du ciel, Sainte Marie, la mère de Dieu, que tu demandais un signe pour me croire et pour bâtir un temple, là où la Vierge elle-même le désirait. Et de plus, je lui ai dit que je t’avais donné ma parole que je t’apporterai quelque signe de sa volonté. Elle a donc entendu ce que tu demandais, elle s’est montrée bienveillante à ta demande pour un signe afin que tu accomplisses sa volonté. Et aujourd’hui, alors qu’il faisait encore nuit, elle m’a ordonné de revenir te voir. »

Tous les habitants de la ville accoururent. Ils contemplaient la précieuse image, l’admiraient comme une œuvre divine et priaient. Ce jour-là, l’oncle de Juan Diego dit aussi que le nom de l’image de la Vierge était « Sainte Marie de Gualaloupé, la Toujours Vierge » et qu’elle devait être invoquée sous ce nom.

Répons

R/ Vierge Marie, tu es la joie des anges,
l’allégresse des archanges.

Un grand signe apparut dans le ciel :
une Femme, ayant le soleil pour manteau.

Elle avait la lune sous les pieds,
et sur la tête une couronne de douze étoiles.

Te Deum

À toi Dieu, notre louange !
Nous t'acclamons, tu es Seigneur !
À toi Père éternel,
L’hymne de l’univers.

Devant toi se prosternent les archanges,
les anges et les esprits des cieux ;
ils te rendent grâce ;
ils adorent et ils chantent :

Saint, Saint, Saint, le Seigneur,
Dieu de l'univers ;
le ciel et la terre sont remplis de ta gloire.

C'est toi que les Apôtres glorifient,
toi que proclament les prophètes,
toi dont témoignent les martyrs ;
c'est toi que par le monde entier
l'Église annonce et reconnaît.

Dieu, nous t'adorons :
Père infiniment saint,
Fils éternel et bien-aimé,
Esprit de puissance et de paix.

Christ, le Fils du Dieu vivant,
le Seigneur de la gloire,
tu n'as pas craint de prendre chair
dans le corps d'une vierge
pour libérer l'humanité captive.

Par ta victoire sur la mort,
tu as ouvert à tout croyant
les portes du Royaume ;
tu règnes à la droite du Père ;
tu viendras pour le jugement.

Montre-toi le défenseur et l'ami
des hommes sauvés par ton sang :
prends-les avec tous les saints
dans ta joie et dans ta lumière.

Oraison

Dieu, Père de miséricorde, tu as placé ton peuple sous le patronage particulier de la Mère très sainte de ton Fils : accorde à tous ceux qui invoquent Notre-Dame de Guadaloupé de travailler avec une foi plus vive au développement des peuples, en prenant les chemins de la justice et de la paix. Par Jésus Christ.