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Du ministre

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11.Les ministres ordinaires du baptême sont l’évêque, le prêtre et le diacre. En toute célébration de ce sacrement, ils se souviendront que leur action s’accomplit dans l’Église, au nom du Christ et par la puissance de l’Esprit Saint. Ils mettront donc toute leur conscience à servir la parole de Dieu et à célébrer le sacrement. Ils seront également en garde contre tout ce que les fidèles pourraient juger à bon droit être une discrimination entre les personnes22. Sauf en cas de nécessité, ils ne conféreront pas le baptême en dehors de leur propre territoire, même à ceux qui dépendent d’eux.

12.Les évêques sont les premiers dispensateurs des mystères de Dieu : ils sont les organisateurs de toute la vie liturgique dans l’Église qui leur est confiée23 ; il leur appartient donc de régler la célébration du baptême où est donnée la participation au sacerdoce royal du Christ24. Aussi n’omettront-ils pas de célébrer eux?mêmes le baptême, surtout à la veillée pascale. C’est à eux particulièrement que sont confiés le baptême des adultes et le soin d’y préparer les catéchumènes.

13.Les pasteurs ont à apporter leur collaboration à l’évêque pour préparer au baptême et baptiser les adultes qui leur ont été confiés, à moins que l’évêque n’ait prévu une organisation différente. Il leur appartient également, avec l’aide de catéchistes et d’autres laïcs compétents, de mettre en place une pastorale apte à préparer et à aider les parents et les parrains des petits enfants qui seront baptisés. Enfin c’est à eux qu’il revient de conférer le baptême à ces petits enfants.

14.Les autres prêtres et les diacres, du fait qu’ils sont au service de l’évêque et collaborent avec les curés, préparent au baptême et le confèrent à la demande de l’évêque ou du curé, ou avec leur accord.

15.Le célébrant peut se faire aider par d’autres prêtres ou des diacres, ainsi que par des laïcs pour les fonctions qui leur reviennent, comme cela est prévu pour les différentes parties du rite, surtout s’il y a beaucoup de personnes à baptiser.

16.En l’absence d’un prêtre ou d’un diacre, s’il y a péril de mort, et surtout si la mort paraît imminente, tout fidèle, et même toute personne animée de l’intention requise pour un tel acte, a le pouvoir et parfois le devoir de conférer le baptême. Dans le cas où il y a vraiment péril de mort, le sacrement sera conféré, autant que possible, par un baptisé, et selon le rite bref que l’on trouvera ci-après (nn. 200-206). Même en ce cas, il est bon de rassembler une petite communauté, ou du moins de s’assurer si possible de la présence d’un ou deux témoins.