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Liturgie des Heures - Office des Lectures

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24 janvier 2017
Mardi, 3ème Semaine du Temps Ordinaire
[Couleur liturgique : blanc]
S. François de Sales, évêque et docteur de l'Eglise

Couleur liturgique du jour : Blanc.

Couleur liturgique des ornements utilisés au temps de Noël et au temps pascal. On la retrouve aux fêtes de la dédicace, de la Vierge Marie, des anges, des pasteurs, des docteurs de l’Église, des saints et des saintes qui ne sont pas martyrs. Le blanc évoque la pureté, mais plus encore la Gloire divine et l’éclat de tout ce qui touche à Dieu. C’est la couleur de la résurrection.


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Hymne : Un chant rassemble dans la nuit

Un chant rassemble dans la nuit
Les voix dispersées :
L'Église a devancé l'aurore
Et fait monter vers le Seigneur
L'espoir du monde.

L'hymne de joie et de douleurs,
Qui naît aujourd'hui
Rejoint la mystérieuse offrande,
Où Jésus Christ veut, de sa croix,
Signer l'alliance.

C'est dans le Fils que nous pouvons,
Marqués par l'Esprit,
Donner notre parole au Père,
Et c'est en lui que Dieu répond
Au cri des hommes.

Nous attendons face à l'Orient
Les signes du Jour:
Jésus doit revenir en gloire,
Et l'amour seul peut dans nos vies
Gagner sa Pâque.

Antienne

Que Dieu se lève, et ses ennemis se dispersent.

Psaume 67 - I

2Dieu se lève et ses ennemis se dispersent,
ses adversaires fuient devant sa face.
3Comme on dissipe une fumée, tu les dissipes ; +
comme on voit fondre la cire en face du feu,
les impies disparaissent devant la face de Dieu.

4Mais les justes sont en fête, ils exultent ;
devant la face de Dieu ils dansent de joie.
5Chantez pour Dieu, jouez pour son nom, +
frayez la route à celui qui chevauche les nuées.
Son nom est Le Seigneur ; dansez devant sa face.

6Père des orphelins, défenseur des veuves,
tel est Dieu dans sa sainte demeure.
7A l’isolé, Dieu accorde une maison ; +
aux captifs, il rend la liberté ;
mais les rebelles vont habiter les lieux arides.

8Dieu, quand tu sortis en avant de ton peuple,
quand tu marchas dans le désert, la terre trembla ;
9les cieux mêmes fondirent +
devant la face de Dieu, le Dieu du Sinaï,
devant la face de Dieu, le Dieu d’Israël.

10Tu répandais sur ton héritage une pluie généreuse,
et quand il défaillait, toi, tu le soutenais.
11Sur les lieux où campait ton troupeau,
tu le soutenais, Dieu qui es bon pour le pauvre.

Antienne

Notre Dieu est un Dieu de délivrance : au Seigneur, les issues de la mort.

Psaume 67 - II

12Le Seigneur prononce un oracle,
une armée de messagères le répand :
13« Rois en déroute, armées en déroute !
On reçoit en partage les trésors du pays.

14« Resterez-vous au repos derrière vos murs +
quand les ailes de la Colombe se couvrent d’argent,
et son plumage, de flammes d’or,
15quand le Puissant, là-bas, pulvérise des rois
et qu’il neige au Mont-Sombre ? »

16Mont de Basan, divine montagne,
mont de Basan, fière montagne !
17Pourquoi jalouser, fière montagne, +
la montagne que Dieu s’est choisie pour demeure ?
Là, le Seigneur habitera jusqu’à la fin.
18Les chars de Dieu sont des milliers de myriades ;
au milieu, le Seigneur ; au sanctuaire, le Sinaï.
19Tu es monté sur la hauteur, capturant des captifs, +
recevant un tribut, même de rebelles,
pour avoir une demeure, Seigneur notre Dieu.

20Que le Seigneur soit béni !
Jour après jour, ce Dieu nous accorde la victoire.

21Le Dieu qui est le nôtre est le Dieu des victoires,
et les portes de la mort sont à Dieu, le Seigneur.
22A qui le hait, Dieu fracasse la tête ;
qui vit dans le crime, il défonce le crâne.

23Le Seigneur a dit : « Je les ramène de Basan,
je les ramène des abîmes de la mer,
24afin que tu enfonces ton pied dans leur sang,
que la langue de tes chiens ait sa pâture d’ennemis. »

Antienne

Royaumes de la terre, chantez au Seigneur !

Psaume 67 - III

25Dieu, on a vu ton cortège,
le cortège de mon Dieu, de mon roi dans le Temple :
26en tête les chantres, les musiciens derrière,
parmi les jeunes filles frappant le tambourin.

27Rassemblez-vous, bénissez Dieu ;
aux sources d’Israël, il y a le Seigneur !
28Voici Benjamin, le plus jeune, ouvrant la marche, +
les princes de Juda et leur suite,
les princes de Zabulon, les princes de Nephtali.

29Ton Dieu l’a commandé : « Sois fort ! »
Montre ta force, Dieu, quand tu agis pour nous !
30De ton palais, qui domine Jérusalem,
on voit des rois t’apporter leurs présents.

31Menace la Bête des marais,
la bande de fauves, la meute des peuples :
qu’ils se prosternent avec leurs pièces d’argent ;
désunis les peuples qui aiment la guerre.

32De l’Égypte arriveront des étoffes somptueuses ;
l’Éthiopie viendra vers Dieu les mains pleines.
33Royaumes de la terre, chantez pour Dieu,
jouez pour le Seigneur,*
34celui qui chevauche au plus haut des cieux,
les cieux antiques.

Voici qu’il élève la voix, une voix puissante ;
35rendez la puissance à Dieu.
Sur Israël, sa splendeur !
Dans la nuée, sa puissance !

36Redoutable est Dieu dans son temple saint,
le Dieu d’Israël ; *
c’est lui qui donne à son peuple force et puissance.
Béni soit Dieu !
V/ J'écoute : Que dira le Seigneur ?
Ce qu'il dit, c'est la paix pour ses fidèles.

Lecture : « Mon père était un araméen » (Dt 26, 1-19)


R/ De ta demeure de sainteté, Seigneur,
regarde et bénis ton peuple.

Vous êtes un peuple acquis pour annoncer les louanges
de celui qui vous a appelés des ténèbres
à son admirable lumière.

Jadis vous n'étiez pas un peuple,
vous êtes maintenant le peuple de Dieu.

DE L'INTRODUCTION À LA VIE DÉVOTE PAR S. FRANÇOIS DE SALES

Dieu commanda en la création aux plantes de porter leurs fruits, chacune selon son genre : ainsi commande-t-il aux chrétiens, qui sont les plantes vivantes de son Église, qu'ils produisent des fruits de dévotion, un chacun selon sa qualité et vocation. La dévotion doit être différemment exercée par le gentilhomme, par l'artisan, par le valet, par le prince, par la veuve, par la fille, par la mariée ; et non seulement cela, mais il faut accommoder la pratique de la dévotion aux forces, aux affaires et aux devoirs de chaque particulier. Je vous prie, Philothée, serait-il à propos que l'Évêque voulût être solitaire comme les Chartreux ? Et si les mariés ne voulaient rien amasser non plus que les Capucins, si l'artisan était tout le jour à l'église comme le religieux, et le religieux toujours exposé à toutes sortes de rencontres pour le service du prochain comme l'Évêque, cette dévotion ne serait-elle pas ridicule, déréglée et insupportable ? Cette faute néanmoins arrive bien souvent.

Non, Philothée, la dévotion ne gâte rien quand elle est vraie, ainsi elle perfectionne tout, et lorsqu'elle se rend contraire à la légitime vocation de quelqu'un, elle est sans doute fausse. « L'abeille, dit Aristote, tire son miel des fleurs sans les intéresser », les laissant entières et fraîches comme elle les a trouvées ; mais la vraie dévotion fait encore mieux, car non seulement elle ne gâte nulle sorte de vocation ni d'affaires, mais au contraire elle les orne et embellit. Toutes sortes de pierreries jetées dedans le miel en deviennent plus éclatantes, chacune selon sa couleur et chacun devient plus agréable en sa vocation la conjoignant à la dévotion : le soin de la famille en est rendu paisible, l'amour du mari et de la femme plus sincère, le service du prince plus fidèle, et toutes sortes d'occupations plus suaves et amiables.

C'est une erreur mais une hérésie, de vouloir bannir la vie dévote de la compagnie des soldats, de la boutique des artisans, de la cour des princes, du ménage des gens mariés. Il est vrai, Philothée, que la dévotion purement contemplative, monastique et religieuse ne peut être exercée en ces vocations-là mais aussi, outre ces trois sortes de dévotion, il y en a plusieurs autres, propres à perfectionner ceux qui vivent ès états séculiers. Où que nous soyons, nous pouvons et devons aspirer à la vie parfaite.


R/
Le fruit de l'Esprit est amour, joie et paix.

Si nous vivons par l'Esprit,
marchons aussi dans l'Esprit.

Si vous êtes conduits par l'Esprit,
vous n'êtes plus soumis à la loi.

Oraison

Pour le salut des âmes, Seigneur, tu as voulu que l'évêque saint François de Sales devienne le serviteur de tous en toutes choses ; fais que, soutenus par son exemple, nous donnions une preuve de ta douce charité en nous dévouant pour nos frères.