logo de l'association épiscopale liturgique pour les pays francophones
A- A A+

Liturgie des Heures - Office des Lectures

Accueil » Lectures


2 août 2015
[Couleur liturgique : Vert]
18ème dimanche du Temps Ordinaire

Couleur liturgique du jour : Vert.

Couleur liturgique du temps ordinaire, évoquant la croissance de l’Église, grâce à la sève venue de Dieu.


  Cliquez pour en savoir plus.
  • > Aujourd'hui
  • > Dimanche prochain
  • > Autre date
Calendrier liturgique catholique romain.
Recevez chaque matin par email les lectures du jour :

Hymne : Voici la nuit

Voici la nuit,
L'immense nuit des origines.
Et rien n'existe hormis l'Amour,
Hormis l'Amour qui se dessine :
En séparant le sable et l'eau,
Dieu préparait comme un berceau
La Terre où il viendrait au jour.

Voici la nuit,
L'heureuse nuit de Palestine,
Et rien n'existe hormis l'Enfant,
Hormis l'Enfant de vie divine :
En prenant chair de notre chair,
Dieu transformait tous nos déserts
En Terre d'immortels printemps.

Voici la nuit,
L'étrange nuit sur la colline,
Et rien n'existe hormis le Corps,
Hormis le Corps criblé d'épines :
En devenant un crucifié,
Dieu fécondait comme un verger
La Terre où le plantait la mort.

Voici la nuit,
La sainte nuit qui s'illumine,
Et rien n'existe hormis Jésus,
Hormis Jésus où tout culmine :
En s'arrachant à nos tombeaux,
Dieu conduisait au jour nouveau
La Terre où il était vaincu.

Voici la nuit,
La longue nuit où l'on chemine,
Et rien n'existe hormis ce lieu,
Hormis ce lieu d'espoirs en ruines :
En s'arrêtant dans nos maisons,
Dieu préparait comme un Buisson
La Terre où tomberait le Feu !

Antienne

Seigneur mon Dieu, tu es si grand !

Psaume : (103 - I)

1Bénis le Seigneur, ô mon âme ;
Seigneur mon Dieu, tu es si grand !
Revêtu de magnificence,
2tu as pour manteau la lumière !

Comme une tenture, tu déploies les cieux,
3tu élèves dans leurs eaux tes demeures ;
des nuées, tu te fais un char,
tu t'avances sur les ailes du vent ;
4tu prends les vents pour messagers,
pour serviteurs, les flammes des éclairs.

5Tu as donné son assise à la terre :
qu'elle reste inébranlable au cours des temps.
6Tu l'as vêtue de l'abîme des mers :
les eaux couvraient même les montagnes ;
7à ta menace, elles prennent la fuite,
effrayées par le tonnerre de ta voix.

8Elles passent les montagnes, se ruent dans les vallées
vers le lieu que tu leur as préparé.
9Tu leur imposes la limite à ne pas franchir :
qu'elles ne reviennent jamais couvrir la terre.

10Dans les ravins tu fais jaillir des sources
et l'eau chemine aux creux des montagnes ;
11elle abreuve les bêtes des champs :
l'âne sauvage y calme sa soif ;
12les oiseaux séjournent près d'elle :
dans le feuillage on entend leurs cris.

Antienne

Du fruit de tes œuvres, Seigneur, tu rassasies la terre.

Psaume 103 - II

13De tes demeures tu abreuves les montagnes,
et la terre se rassasie du fruit de tes oeuvres ;
14tu fais pousser les prairies pour les troupeaux,
et les champs pour l'homme qui travaille.

De la terre il tire son pain :
15le vin qui réjouit le coeur de l'homme,
l'huile qui adoucit son visage,
et le pain qui fortifie le coeur de l'homme.

16Les arbres du Seigneur se rassasient,
les cèdres qu'il a plantés au Liban ;
17c'est là que vient nicher le passereau,
et la cigogne a sa maison dans les cyprès ;
18aux chamois, les hautes montagnes,
aux marmottes, l'abri des rochers.

19Tu fis la lune qui marque les temps
et le soleil qui connaît l'heure de son coucher.
20Tu fais descendre les ténèbres, la nuit vient :
les animaux dans la forêt s'éveillent ;
21le lionceau rugit vers sa proie,
il réclame à Dieu sa nourriture.

22Quand paraît le soleil, ils se retirent :
chacun gagne son repaire.
23L'homme sort pour son ouvrage,
pour son travail, jusqu'au soir.

Antienne

Dieu vit tout ce qu'il avait fait : cela était très bon.

Psaume 103 - III

24Quelle profusion dans tes oeuvres, Seigneur ! +
Tout cela, ta sagesse l'a fait ; *
la terre s'emplit de tes biens.

25Voici l'immensité de la mer,
son grouillement innombrable d'animaux grands et petits,
26ses bateaux qui voyagent,
et Léviathan que tu fis pour qu'il serve à tes jeux.

27Tous, ils comptent sur toi
pour recevoir leur nourriture au temps voulu.
28Tu donnes : eux, ils ramassent ;
tu ouvres la main : ils sont comblés.

29Tu caches ton visage : ils s'épouvantent ;
tu reprends leur souffle, ils expirent
et retournent à leur poussière.
30Tu envoies ton souffle : ils sont créés ;
tu renouvelles la face de la terre.

31Gloire au Seigneur à tout jamais !
Que Dieu se réjouisse en ses oeuvres !
32Il regarde la terre : elle tremble ;
il touche les montagnes : elles brûlent.

33Je veux chanter au Seigneur tant que je vis ;
je veux jouer pour mon Dieu tant que je dure.
34Que mon poème lui soit agréable ;
moi, je me réjouis dans le Seigneur.
35Que les pécheurs disparaissent de la terre !
Que les impies n'existent plus !

Bénis le Seigneur, ô mon âme !
V/ Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez,
et les oreilles qui entendent ce que vous entendez.

Lecture : Accusation des voisins d'Israël (Am 1, 1-15; 2, 1-3)



DE LA LETTRE ATTRIBUÉE A BARNABÉ

Les enseignements du Seigneur

Je vous salue, mes fils et mes filles, au nom du Seigneur qui nous a aimés, je vous souhaite la paix.

Devant la grandeur et la richesse des desseins de Dieu à votre égard, je me réjouis extrêmement, plus que de toute autre chose, en voyant que vos âmes sont bénies et glorieuses, à cause de la manière dont vous avez reçu la grâce, le don spirituel implanté en vous. C'est pourquoi ma joie ne fait que grandir, par l'espérance que j'ai moi-même d'être sauvé, quand je vois que l'Esprit s'est véritablement répandu sur vous, jaillissant de cette source abondante qu'est le Seigneur. C'est ce qui m'a frappé lorsque je vous ai vus, après l'avoir tellement désiré.

Je suis intimement persuadé, pour vous avoir enseigné bien des choses, que le Seigneur s'est fait mon compagnon sur le chemin de la justice. C'est pour moi une obligation absolue de vous aimer plus que mon âme, car une grande foi et une grande charité habitent en vous, avec l'espérance de partager la vie divine. J'ai donc pensé que, si je prenais soin de vous transmettre une partie de ce que j'ai reçu, le service rendu ainsi à des esprits comme les vôtres me vaudrait une récompense. Je m'empresse donc de vous écrire brièvement afin que vous ayez, avec votre foi, la connaissance parfaite.

Les enseignements du Seigneur sont au nombre de trois :
L'espérance de la vie, commencement et fin de notre foi ; la justice, commencement et fin du jugement ; l'amour, attestation pleine de joie et d'allégresse des œuvres accomplies dans la justice.

En effet, le Maître nous a fait connaître par les prophètes le passé et le présent, et nous a donné de goûter par avance les choses futures. Voyant donc celles-ci s'accomplir chacune à leur tour, comme il nous l'avait dit, nous devons progresser davantage dans la crainte de Dieu, par une vie plus riche et plus élevée. Pour moi, ce n'est pas comme un maître, mais comme l'un d'entre vous, que je veux vous donner quelques enseignements. Vous en tirerez de la joie dans les circonstances présentes.

Puisque les jours sont mauvais, que l'adversaire est à l'œuvre et exerce le pouvoir, nous devons veiller sur nous-mêmes et rechercher les commandements du Seigneur. Notre foi est secondée par la crainte et la persévérance ; nos compagnons de combat sont la patience et la maîtrise de soi. Si ces vertus demeurent pures devant le Seigneur, sagesse, intelligence, science et connaissance viennent leur tenir compagnie dans la joie.

Car il nous a bien montré, par tous les prophètes, qu'il n'a besoin ni des sacrifices, ni des holocaustes, ni des offrandes. Voici en effet ce qu'il dit : Que m'importe la multitude de vos sacrifices ? ~ Je suis rassasié des holocaustes de béliers ; la graisse des agneaux, le sang des taureaux et des boucs, je n'en veux pas, même quand vous venez vous présenter devant moi. Qui donc a réclamé cela de vos mains ? Ne continuez pas à piétiner mes parvis. Si vous m'offrez de la fleur de farine, c'est en vain, l'encens m'est en horreur ; vos nouvelles lunes et vos sabbats, je ne les supporte pas !


R/
Tout homme qui croit en Jésus Christ
aura la vie éternelle.

Je n'ai rien voulu savoir parmi vous,
sinon Jésus Christ, et Jésus Christ crucifié.

Nous avons cru, nous aussi, au Christ Jésus,
afin d'être justifiés par la foi au Christ.

Te Deum

À toi Dieu, notre louange !
Nous t'acclamons, tu es Seigneur !
À toi Père éternel,
L’hymne de l’univers.

Devant toi se prosternent les archanges,
les anges et les esprits des cieux ;
ils te rendent grâce ;
ils adorent et ils chantent :

Saint, Saint, Saint, le Seigneur,
Dieu de l'univers ;
le ciel et la terre sont remplis de ta gloire.

C'est toi que les Apôtres glorifient,
toi que proclament les prophètes,
toi dont témoignent les martyrs ;
c'est toi que par le monde entier
l'Église annonce et reconnaît.

Dieu, nous t'adorons :
Père infiniment saint,
Fils éternel et bien-aimé,
Esprit de puissance et de paix.

Christ, le Fils du Dieu vivant,
le Seigneur de la gloire,
tu n'as pas craint de prendre chair
dans le corps d'une vierge
pour libérer l'humanité captive.

Par ta victoire sur la mort,
tu as ouvert à tout croyant
les portes du Royaume ;
tu règnes à la droite du Père ;
tu viendras pour le jugement.

Montre-toi le défenseur et l'ami
des hommes sauvés par ton sang :
prends-les avec tous les saints
dans ta joie et dans ta lumière.

Oraison

Assiste tes enfants, Seigneur, et montre à ceux qui t'implorent ton inépuisable bonté ; c'est leur fierté de t'avoir pour Créateur et Providence : restaure pour eux ta création, et l'ayant renouvelée, protège-la.