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Liturgie des Heures - Office des Lectures

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27 mai 2016
Vendredi, 8ème Semaine du Temps Ordinaire
[Couleur liturgique : vert]
S. Augustin de Cantorbéry, prêtre

Couleur liturgique du jour : Vert.

Couleur liturgique du temps ordinaire, évoquant la croissance de l’Église, grâce à la sève venue de Dieu.


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Mémoire facultative
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Hymne : Retournez-vous, voici l'Esprit

Retournez-vous, voici l'Esprit
Du Seigneur, au vent de la nuit,
Qui passe au monde ;
Accueillez-le, ne craignez rien ;
A la croisée de vos chemins,
Laissez-vous couvrir de son ombre.

N'alliez-vous pas vous desséchant
Dans vos lois de chair et de sang,
A perte d'être ?
Hébergez-le, vous renaîtrez,
Car Dieu travaille au plus secret :
Sa lumière luit aux ténèbres.

Ouvrez la fente de vos coeurs,
Et voyez celle du Seigneur,
L'arbre de vie ;
Rapprochez-les, restez greffés,
Buvez la sève désormais
Dont la plaie du Christ est remplie.

Et son Esprit brise les joints
Avec l'arbre mort du jardin
De sève humaine ;
Ne manquez pas ici le bond
Des derniers temps de création
Où l'amour de Dieu nous entraîne.

Ne rompez pas vos nouveaux liens :
Vous croîtrez avec l'Esprit Saint
Jusqu'à cette heure
Du Fils de l'homme éblouissant
Par tous les hommes de son sang
Qui l'auront choisi pour demeure.

Antienne

Seigneur, écoute ma prière, je frémis sous les coups de l'ennemi.

Psaume 54 - I

2Mon Dieu, écoute ma prière,
n’écarte pas ma demande. *
3Exauce-moi, je t’en prie, réponds-moi ;
inquiet, je me plains.

4Je suis troublé par les cris de l’ennemi
et les injures des méchants ; *
ils me chargent de crimes,
pleins de rage, ils m’accusent.

5Mon cœur se tord en moi,
la peur de la mort tombe sur moi ; *
6crainte et tremblement me pénètrent,
un frisson me saisit.

7Alors, j’ai dit : « Qui me donnera des ailes de colombe ? +
Je volerais en lieu sûr ; *
8loin, très loin, je m’enfuirais
pour chercher asile au désert. »

9J’ai hâte d’avoir un abri
contre ce grand vent de tempête ! *
10Divise-les, Seigneur,
mets la confusion dans leur langage !

Antienne

Pour moi, vers Dieu j'appelle, et le Seigneur me sauvera.

Psaume 54 - II

Car je vois dans la ville
discorde et violence : *
11de jour et de nuit, elles tournent
en haut de ses remparts.

Au-dedans, crimes et malheurs ;
12au-dedans, c’est la ruine : *
fraude et brutalité
ne quittent plus ses rues.

13Si l’insulte me venait d’un ennemi,
je pourrais l’endurer ; *
si mon rival s’élevait contre moi,
je pourrais me dérober.

14Mais toi, un homme de mon rang,
mon familier, mon intime ! *
15Que notre entente était bonne,
quand nous allions d’un même pas
dans la maison de Dieu !

[16]

Antienne

Décharge ton fardeau sur le Seigneur, il prendra soin de toi.

Psaume 54 - III

17Pour moi, je crie vers Dieu ;
le Seigneur me sauvera. *
18Le soir et le matin et à midi,
je me plains, je suis inquiet.

Et Dieu a entendu ma voix,
19il m’apporte la paix. *
Il me délivre dans le combat que je menais ;
ils étaient une foule autour de moi.

20Que Dieu entende et qu’il réponde,
lui qui règne dès l’origine, *
à ceux-là qui ne changent pas,
et ne craignent pas Dieu.

21Un traître a porté la main sur ses amis,
profané son alliance : +
22il montre un visage séduisant,
mais son cœur fait la guerre ; *
sa parole est plus suave qu’un parfum,
mais elle est un poignard.

23Décharge ton fardeau sur le Seigneur :
il prendra soin de toi. *
Jamais il ne permettra
que le juste s’écroule.

24Et toi, Dieu, tu les précipites au fond de la tombe, +
ces hommes qui tuent et qui mentent. *
Ils s’en iront dans la force de l’âge ;
moi, je m’appuie sur toi !

V/ Tu m'apprendras le chemin de vie,
devant ta face, plénitude de joie.

Lecture : La nature, l'histoire s'inscrivent en faux contre les discours inefficaces (Jb 12, 1-25)



COMMENTAIRE DE SAINT GRÉGOIRE LE GRAND SUR LE LIVRE DE JOB

Le témoin intérieur.

Celui qui, comme moi, est tourné en dérision par ses amis, invoquera Dieu, qui l'exaucera. Souvent, l'âme fragile, lorsqu'elle est enveloppée, pour ses bonnes actions, par la brise caressante de la faveur humaine, se laisse entraîner vers les joies extérieures, néglige ce qu'elle désirait intérieurement et demeure sans force devant les appels qui lui parviennent du dehors; au point qu'elle se réjouit moins d'être bienheureuse que d'en avoir la réputation. En buvant les paroles qui font son éloge, elle abandonne sa première entreprise. Ainsi, elle se sépare de Dieu pour le motif même qui la faisait paraître digne d'éloge à cause Dieu.

Mais il arrive aussi que l'âme persévère dans le bien, et pourtant subisse la dérision des hommes. Elle agit de manière admirable, et elle reçoit des injures. Alors celui que les louanges auraient pu attirer au dehors, repoussé par les affronts, rentre en lui-même. Et il s'affermit en Dieu d'autant plus solidement qu'il ne trouve à l'extérieur rien où il puisse se reposer. Il met toute son espérance dans son Créateur et, au milieu des moqueries outrageantes, il n'implore plus que le témoin intérieur. L'âme de l'homme affligé s'approche de Dieu d'autant plus qu'il est délaissé par la faveur des hommes. Il se répand aussitôt en prière, et sous l'oppression venue du dehors, il se purifie pour saisir les réalités intérieures.

C'est pourquoi notre texte dit avec raison : Celui qui, comme moi, est tourné en dérision, par ses amis, il invoquera Dieu, qui l'exaucera, parce que les hommes mauvais, en blâmant l'esprit des bons, montrent quel témoin de leurs actes ceux-ci doivent chercher. Lorsque ces malheureux trouvent des armes dans la prière, ils rejoignent intérieurement la bonté divine celle-ci les exauce parce que, extérieurement, ils sont privés de la louange des hommes.

Remarquez la portée de cette parenthèse : comme moi parce qu'il y a certains hommes que les moqueries humaines découragent, mais que Dieu n'est pas disposé à exaucer. Car, lorsque la raillerie est dirigée contre le péché, il est évident qu'elle ne produit aucun mérite vertueux.

On tourne en dérision la simplicité du juste. La sagesse de ce monde consiste à dissimuler le cœur sous des artifices, à voiler la pensée par des paroles, à montrer comme vrai ce qui est faux, à prouver la fausseté de ce qui est vrai.

Au contraire, la sagesse des justes consiste à ne rien inventer pour se faire valoir, à livrer sa pensée dans ses paroles, à aimer la vérité comme elle est, à fuir la fausseté, à faire le bien gratuitement, à préférer supporter le mal plutôt que de le faire, à ne jamais chercher à se venger d'une offense, à considérer comme un bénéfice l'insulte qu'on reçoit pour la vérité. Mais c'est précisément cette simplicité des justes qui est tournée en dérision, car les sages de ce monde croient que la pureté est une sottise. Tout ce qui se fait avec intégrité, ils le considèrent évidemment comme absurde; tout ce que la Vérité approuve dans la conduite des hommes apparaît une sottise à la sagesse charnelle.


R/ Lumière sur nos pas, Jésus Christ,
dans les chemins de vérité !

Celui qui fait la vérité
vient à la lumière.

Celui qui aime est né de Dieu
et connaît Dieu.

Oraison

Tu as voulu, Seigneur, qu'en recevant ta grâce nous devenions des fils de lumière ; ne peremets pas que l'erreur nous plonge dans la nuit, mais accorde-nous d'être toujours rayonnants de ta vérité.