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Liturgie des Heures - Office des Lectures

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16 septembre 2014
Mardi, 24ème Semaine du Temps Ordinaire
[Couleur liturgique : Rouge]
S. Corneille, pape, et S. Cyprien, évêque, martyrs

Couleur liturgique du jour : Rouge.

Couleur liturgique qui évoque le sang ou le feu. Elle est utilisée le dimanche des Rameaux, le Ven­dredi saint, le jour de la Pentecôte et aux messes en l’honneur du Saint-Esprit, en la fête de la sainte Croix, aux fêtes des Apôtres et évangélistes, et aux fêtes des saints martyrs.


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Hymne : Pour que l'homme soit un fils

Pour que l'homme soit un fils à son image,
Dieu l'a travaillé au souffle de l'Esprit :
Lorsque nous n'avions ni forme ni visage,
Son amour nous voyait libres comme lui.

Nous tenions de Dieu la grâce de la vie,
Nous l'avons tenue captive du péché :
Haine et mort se sont liguées pour l'injustice
Et la loi de tout amour fut délaissée.

Quand ce fut le jour, et l'heure favorable,
Dieu nous a donné Jésus, le Bien-Aimé :
L'arbre de la croix indique le passage
Vers un monde où toute chose est consacrée.

Qui prendra la route vers ces grands espaces ?
Qui prendra Jésus pour Maître et pour ami ?
L'humble serviteur a la plus belle place !
Servir Dieu rend l'homme libre comme lui.

Antienne

Seigneur, entends ma prière, ne me voile pas ton visage.

Psaume : (101 - I)

2Seigneur, entends ma prière :
que mon cri parvienne jusqu'à toi !
3Ne me cache pas ton visage
le jour où je suis en détresse !
Le jour où j'appelle, écoute-moi ;
viens vite, réponds-moi !

4Mes jours s'en vont en fumée,
mes os comme un brasier sont en feu ;
5mon coeur se dessèche comme l'herbe fauchée,
j'oublie de manger mon pain ;
6à force de crier ma plainte,
ma peau colle à mes os.

7Je ressemble au corbeau du désert,
je suis pareil à la hulotte des ruines :
8je veille la nuit,
comme un oiseau solitaire sur un toit.
9Le jour, mes ennemis m'outragent ;
dans leur rage contre moi, ils me maudissent.

10La cendre est le pain que je mange,
je mêle à ma boisson mes larmes.
11Dans ton indignation, dans ta colère,
tu m'as saisi et rejeté :
12l'ombre gagne sur mes jours,
et moi, je me dessèche comme l'herbe.

Antienne

Écoute, Seigneur, le cri des malheureux !

Psaume 101 - II

13Mais toi, Seigneur, tu es là pour toujours ;
d'âge en âge on fera mémoire de toi.
14Toi, tu montreras ta tendresse pour Sion ;
il est temps de la prendre en pitié : l'heure est venue.
15Tes serviteurs ont pitié de ses ruines,
ils aiment jusqu'à sa poussière.

16Les nations craindront le nom du Seigneur,
et tous les rois de la terre, sa gloire :
17quand le Seigneur rebâtira Sion,
quand il apparaîtra dans sa gloire,
18il se tournera vers la prière du spolié,
il n'aura pas méprisé sa prière.

19Que cela soit écrit pour l'âge à venir,
et le peuple à nouveau créé chantera son Dieu :
20" Des hauteurs, son sanctuaire, le Seigneur s'est penché ;
du ciel, il regarde la terre
21pour entendre la plainte des captifs
et libérer ceux qui devaient mourir. "

22On publiera dans Sion le nom du Seigneur
et sa louange dans tout Jérusalem,
23au rassemblement des royaumes et des peuples
qui viendront servir le Seigneur.

Antienne

Seigneur, tu as fondé la terre, et les cieux sont l'ouvrage de tes mains.

Psaume 101 - III

24Il a brisé ma force en chemin,
réduit le nombre de mes jours.
25Et j'ai dit : " Mon Dieu,
ne me prends pas au milieu de mes jours ! "

Tes années recouvrent tous les temps : +
26autrefois tu as fondé la terre ;
le ciel est l'ouvrage de tes mains.

27Ils passent, mais toi, tu demeures : +
ils s'usent comme un habit, l'un et l'autre ;
tu les remplaces comme un vêtement.

28Toi, tu es le même ;
tes années ne finissent pas.
29Les fils de tes serviteurs trouveront un séjour,
et devant toi se maintiendra leur descendance.
V/ Écoute mon enseignement, ô mon peuple,
sois attentif aux mots que je prononce.

Lecture : Pratiques abominables d'israël (Ez 8, 1-6.16-18; 9, 1-11)



LETTRE DE S. CYPRIEN AU PAPE S. CORNEILLE

Cyprien à Corneille son frère.

Nous avons appris, frère très cher, les témoignages que vous avez donnés de votre foi et de votre courage et nous avons accueilli la noblesse de votre confession avec un tel enthousiasme que nous nous considérons comme les associés et les compagnons des louanges que vous méritez. Car nous ne formons qu'une seule Église, nos esprits sont unis, notre unanimité est indissoluble ; quel évêque ne se réjouirait donc de la gloire d'un de ses collègues comme d'une gloire qui lui appartient ? Et quel est le groupe de frères, n'importe où, qui ne serait heureux de la joie de ses frères ?

On ne pourrait assez exprimer toute l'allégresse, toute la joie qui a éclaté ici quand nous avons reçu ces bonnes nouvelles de votre courage : que vous avez été le chef de la confession rendue par les frères, mais aussi que la confession des frères a fait ressortir la confession de leur chef. Car, en marchant le premier vers la gloire, vous avez acquis de nombreux compagnons de gloire vous avez décidé tout le peuple à être confesseur en vous montrant prêt à confesser la foi le premier au nom de tous. Aussi, nous ne savons pas ce que nous devons d'abord célébrer en vous : ou bien votre foi prompte et inébranlable, ou bien cet amour des frères qui ne veulent pas se séparer de vous. Le courage de l'évêque marchant le premier s'est alors manifesté publiquement, et l'union des frères qui vous suivaient s'est montrée en même temps. Du fait qu'il n'y a eu chez vous qu'un seul cœur et une seule voix, c'est toute l'Église de Rome qui a confessé le Christ.

On a vu éclater chez vous, frère très cher, cette foi dont le bienheureux Apôtre a fait l'éloge. Cette gloire de votre courage, cette constance dans la fermeté, il les voyait d'avance par l'esprit, et en proclamant vos mérites par l'éloge de ce qui arriverait plus tard, il exaltait les pères pour stimuler leurs fils. En étant unanimes, en étant courageux, vous avez donné aux autres frères de grands exemples d'unanimité et de courage. ~

Nous vous exhortons autant que nous le pouvons, frère très cher. au nom de l'affection mutuelle qui nous unit puisque la providence du Seigneur nous avertit, puisque les avis salutaires de la divine miséricorde nous signalent que le jour approche où nous devrons livrer combat, ne cessons pas de jeûner, de veiller, de prier avec tout notre peuple. ~ Car telles sont les armes célestes à notre disposition, qui nous donnent de tenir bon et de persévérer avec courage ; voilà les fortifications spirituelles, les armes divines qui nous mettent à l'abri.

Faisons mémoire l'un de l'autre, n'ayons qu'un seul cœur, qu'une seule âme ; chacun de notre côté, prions l'un pour l'autre ; allégeons nos épreuves et nos angoisses par notre amour mutuel.

R/bTous ceux qui veulent plaire à Dieu
bconnaîtront la souffrance.

bNous nous affirmons en tout
bcomme des ministres de Dieu,
bconstants dans les tribulations,
bles détresses, les angoisses.

bOn nous tient pour affligés,
bet nous sommes toujours joyeux,
bpour gens qui n'ont rien,
bet nous possédons tout.

bReste fidèle jusqu'à la mort, dit le Seigneur,
bet je te donnerai la couronne de vie.

Oraison

Seigneur, tu as donné à ton peuple, dans les saints Corneille et Cyprien, des pasteurs dévoués et d'invincibles martyrs ; à leur prière, fortifie notre courage et notre foi, et accorde-nous de travailler avec empressement pour l'unité de l'Église.