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Liturgie des Heures - Office des Lectures

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9 février 2010
Mardi, 5ème Semaine du Temps Ordinaire
Vert [Couleur liturgique : Vert]
de la férie

Couleur liturgique du jour : Vert.

Couleur liturgique du temps ordinaire, évoquant la croissance de l’Église, grâce à la sève venue de Dieu.


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Hymne : Un chant rassemble dans la nuit

Un chant rassemble dans la nuit
Les voix dispersées :
L'Église a devancé l'aurore
Et fait monter vers le Seigneur
L'espoir du monde.

L'hymne de joie et de douleurs,
Qui naît aujourd'hui
Rejoint la mystérieuse offrande,
Où Jésus Christ veut, de sa croix,
Signer l'alliance.

C'est dans le Fils que nous pouvons,
Marqués par l'Esprit,
Donner notre parole au Père,
Et c'est en lui que Dieu répond
Au cri des hommes.

Nous attendons face à l'Orient
Les signes du Jour:
Jésus doit revenir en gloire,
Et l'amour seul peut dans nos vies
Gagner sa Pâque.

Antienne

C'est lui qui délivrera le pauvre aux abois.

Psaume : (9 B - I)

1Pourquoi, Seigneur, es-tu si loin ?
Pourquoi te cacher aux jours d'angoisse ?
2L'impie, dans son orgueil, poursuit les malheureux :
ils se font prendre aux ruses qu'il invente.

3L'impie se glorifie du désir de son âme,
l'arrogant blasphème, il brave le Seigneur ;
4plein de suffisance, l'impie ne cherche plus :
« Dieu n'est rien », voilà toute sa ruse.

5A tout moment, ce qu'il fait réussit ; +
tes sentences le dominent de très haut. *
(Tous ses adversaires, il les méprise.)
6Il s'est dit : « Rien ne peut m'ébranler,
je suis pour longtemps à l'abri du malheur. »

7Sa bouche qui maudit n'est que fraude et violence,
sa langue, mensonge et blessure.
8Il se tient à l'affût près des villages,
il se cache pour tuer l'innocent.

Des yeux, il épie le faible,
9il se cache à l'affût, comme un lion dans son fourré ;
il se tient à l'affût pour surprendre le pauvre,
il attire le pauvre, il le prend dans son filet.

10Il se baisse, il se tapit ;
de tout son poids, il tombe sur le faible.
11Il dit en lui-même : « Dieu oublie !
il couvre sa face, jamais il ne verra ! »

Antienne

Dresse-toi, Seigneur ! Dieu, étends la main !

Psaume 9 B - II

12Lève-toi, Seigneur ! Dieu, étends la main !
N'oublie pas le pauvre !
13Pourquoi l'impie brave-t-il le Seigneur
en lui disant : « Viendras-tu me chercher ? »

14Mais tu as vu : tu regardes le mal et la souffrance,
tu les prends dans ta main ;
sur toi repose le faible,
c'est toi qui viens en aide à l'orphelin.

15Brise le bras de l'impie, du méchant ;
alors tu chercheras son impiété sans la trouver.
16A tout jamais, le Seigneur est roi :
les païens ont péri sur sa terre.

17Tu entends, Seigneur, le désir des pauvres,
tu rassures leur coeur, tu les écoutes.
18Que justice soit rendue à l'orphelin,
qu'il n'y ait plus d'opprimé, *
et que tremble le mortel, né de la terre !

Antienne

Les paroles du Seigneur sont véridiques.

Psaume 11

2Seigneur, au secours ! Il n'y a plus de fidèle !
La loyauté a disparu chez les hommes.
3Entre eux la parole est mensonge,
coeur double, lèvres menteuses.

4Que le Seigneur supprime ces lèvres menteuses,
cette langue qui parle insolemment,
5ceux-là qui disent : « Armons notre langue !
A nous la parole ! Qui sera notre maître ? »

6– « Pour le pauvre qui gémit,
le malheureux que l'on dépouille, +
maintenant je me lève, dit le Seigneur ; *
à celui qu'on méprise, je porte secours. »

7Les paroles du Seigneur sont des paroles pures,
argent passé au feu, affiné sept fois.
8Toi, Seigneur, tu tiens parole,
tu nous gardes pour toujours de cette engeance.

9De tous côtés, s'agitent les impies :
la corruption gagne chez les hommes.
V/Il dirige les humbles dans la justice,
il enseigne aux malheureux ses chemins.

Lecture : La vérité de l'Evangile et la grâce de la foi (Ga 2, 11-21; 3, 1-14)



HOMÉLIE D'ORIGENE SUR LA GENÈSE

Le Sacrifice d'Abraham.

Abraham prit le bois pour le sacrifice et le chargea sur son fils Isaac; il prit le feu et le couteau, et tous deux s'en allèrent ensemble.

Isaac porte lui-même le bois de l'holocauste, parce qu'il est une figure du Christ qui porte lui-même sa croix, bien que porter le bois de l'holocauste soit l'office du prêtre. Mais le Christ est à la fois la victime et le prêtre. Ce qui suit: et tous deux s'en allèrent ensemble se rapporte au même mystère. En effet, tandis qu'Abraham, s'apprêtant à sacrifier, porte le feu et le couteau, Isaac ne marche pas derrière lui mais avec lui, montrant par là qu'il s'acquitte pareillement avec lui de la fonction sacerdotale.

Quelle est la suite? Isaac, dit l'Écriture, interrogea son père Abraham: " Mon Père"! A ce moment, la voix du fils est celle de la tentation. Imaginez-vous à quel point cette voix du fils qui va être immolé bouleverse les entrailles paternelles? Aussi, malgré la rigueur de sa foi, Abraham répond à son tour par une parole d'affection: " Eh bien, mon fils?" Isaac reprit: " Voilà le feu et le bois, mais où est l'agneau pour l'holocauste ?" Abraham répondit:"Dieu saura bien trouver l'agneau pour l'holocauste, mon fils".

Je suis frappé par cette réponse d'Abraham, à la fois exacte et prudente. Je ne sais ce qu'il voyait en esprit; en effet, il ne s'agit pas du présent, mais de l'avenir, quand il dit: Dieu saura bien trouver l'agneau. A son fils qui l'interroge sur le présent, il répond en disant l'avenir. C'est que le Seigneur lui-même devait trouver l'agneau dans la personne du Christ. ~

Abraham étendit la main et saisit le couteau pour immoler son fils. Mais l'Ange du Seigneur l'appela du haut du ciel et dit: " Abraham! Abraham !" Il répondit: " Me voici!" L'Ange lui dit: " Ne porte pas la main sur l'enfant! Ne lui fais aucun mal! Je sais maintenant que tu crains Dieu. " ~
Rapprochons de cela les paroles de l'Apôtre, où il dit de Dieu: Il n'a pas refusé son propre Fils, il l'a livré pour nous tous. Voyez avec quelle magnifique générosité Dieu rivalise avec les hommes: Abraham a offert à Dieu un fils mortel qui ne devait pas mourir. Dieu a livré à la mort pour tous les hommes un Fils immortel. ~

Abraham leva les yeux et vit un bélier qui s'était pris les cornes dans un buisson. Nous avons dit plus haut, je crois, qu'Isaac figurait le Christ; néanmoins, ici, c'est le bélier qui semble figurer le Christ. Il est intéressant de savoir comment l'une et l'autre figure - Isaac qui n'est pas égorgé et le bélier qui est égorgé - conviennent également au Christ.

Le Christ est le Verbe de Dieu. Mais le Verbe s'est fait chair. Donc le Christ souffre, mais c'est dans sa chair; il subit la mort, mais c'est sa chair qui la subit, sa chair dont le bélier est ici la figure. Comme le disait Jean Baptiste :Voici l'Agneau de Dieu, voici celui qui enlève les péchés du monde. Le Verbe, au contraire, c'est-à-dire le Christ selon l'Esprit, dont Isaac est l'image, est demeuré dans l'incorruptibilité. C'est pourquoi il est à la fois victime et grand prêtre. Car, selon l'esprit, il offre la victime à son Père, et, selon la chair, lui-même est offert sur l'autel de la croix.
R/Dans ton sang, Seigneur Jésus,
tu nous as rachetés pour Dieu !

Comme un agneau sans défaut et sans tache,
Jésus s'est offert lui-même à Dieu.

Son sang nous purifie des oeuvres de mort :
nous servirons le Dieu vivant !

Oraison

Dieu qui donnes la preuve suprême de ta puissance, lorsque tu patientes et prends pitié, sans te lasser, accorde-nous ta grâce : en nous hâtant vers les biens que tu promets, nous parviendrons au bonheur du ciel.