Office des lectures

Introduction

V/ Dieu, viens à mon aide,
R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen. (Alléluia.)

Hymne : À pleine voix chantons pour Dieu

D. Rimaud — CMS Nevers

À pleine voix chantons pour Dieu
Nos chants de joie, nos chants de fête !
Dieu est présent dans un enfant :
Sa gloire habite notre terre !
À pleine voix chantons pour Dieu
Nos chants de joie, nos chants de fête !

Ne pensons pas que Dieu se tait
Quand il se dit par sa naissance !
Dieu est ici et tout est dit
Cherchons où lève sa semence !
Ne pensons pas que Dieu se tait
Quand il se dit par sa naissance !

Ne marchons plus à perdre cœur
Par des chemins sans espérance !
Dieu va sauver le monde entier
En se chargeant de nos souffrances.
Ne marchons plus à perdre cœur
Par des chemins sans espérance !

Rien ne pourra nous séparer
De l’amitié que Dieu nous porte !
Par Jésus Christ et dans l’Esprit
Cette assurance est la plus forte :
Rien ne pourra nous séparer
De l’amitié que Dieu nous porte !

Pour annoncer les temps nouveaux,
Prenons le pain de sa tendresse !
Vienne le Jour de son retour :
Que tous les hommes le connaissent !
Pour annoncer les temps nouveaux,
Prenons le pain de sa tendresse !

Antienne

Le mal et la souffrance, tu les prends dans ta main.

Psaume : 9 B - I

1Pourquoi, Seigneur, es-tu si loin ?
Pourquoi te cacher aux jours d'angoisse ?
2L'impie, dans son orgueil, poursuit les malheureux :
ils se font prendre aux ruses qu'il invente.

3L'impie se glorifie du désir de son âme,
l'arrogant blasphème, il brave le Seigneur ;
4plein de suffisance, l'impie ne cherche plus :
« Dieu n'est rien », voilà toute sa ruse.

5A tout moment, ce qu'il fait réussit ; +
tes sentences le dominent de très haut. *
(Tous ses adversaires, il les méprise.)
6Il s'est dit : « Rien ne peut m'ébranler,
je suis pour longtemps à l'abri du malheur. »

7Sa bouche qui maudit n'est que fraude et violence,
sa langue, mensonge et blessure.
8Il se tient à l'affût près des villages,
il se cache pour tuer l'innocent.

Des yeux, il épie le faible,
9il se cache à l'affût, comme un lion dans son fourré ;
il se tient à l'affût pour surprendre le pauvre,
il attire le pauvre, il le prend dans son filet.

10Il se baisse, il se tapit ;
de tout son poids, il tombe sur le faible.
11Il dit en lui-même : « Dieu oublie !
il couvre sa face, jamais il ne verra ! »

Psaume : 9 B - II

12Lève-toi, Seigneur ! Dieu, étends la main !
N'oublie pas le pauvre !
13Pourquoi l'impie brave-t-il le Seigneur
en lui disant : « Viendras-tu me chercher ? »

14Mais tu as vu : tu regardes le mal et la souffrance,
tu les prends dans ta main ;
sur toi repose le faible,
c'est toi qui viens en aide à l'orphelin.

15Brise le bras de l'impie, du méchant ;
alors tu chercheras son impiété sans la trouver.
16A tout jamais, le Seigneur est roi :
les païens ont péri sur sa terre.

17Tu entends, Seigneur, le désir des pauvres,
tu rassures leur coeur, tu les écoutes.
18Que justice soit rendue à l'orphelin,
qu'il n'y ait plus d'opprimé, *
et que tremble le mortel, né de la terre !

Antienne

Un Sauveur nous est né, Christ et Seigneur.

Psaume : 11

2Seigneur, au secours ! Il n'y a plus de fidèle !
La loyauté a disparu chez les hommes.
3Entre eux la parole est mensonge,
coeur double, lèvres menteuses.

4Que le Seigneur supprime ces lèvres menteuses,
cette langue qui parle insolemment,
5ceux-là qui disent : « Armons notre langue !
A nous la parole ! Qui sera notre maître ? »

6– « Pour le pauvre qui gémit,
le malheureux que l'on dépouille, +
maintenant je me lève, dit le Seigneur ; *
à celui qu'on méprise, je porte secours. »

7Les paroles du Seigneur sont des paroles pures,
argent passé au feu, affiné sept fois.
8Toi, Seigneur, tu tiens parole,
tu nous gardes pour toujours de cette engeance.

9De tous côtés, s'agitent les impies :
la corruption gagne chez les hommes.

Verset

V/ Le Fils de Dieu est venu
nous faire connaître le Père.

Lecture : Une vie nouvelle dans le Christ (Col 2,16-23; 3, 1-4)

2.16 Frères : Que personne ne vous juge pour des questions de nourriture et de boisson, ou à propos de fête, de nouvelle lune ou de sabbat :
2.17 tout cela n’est que l’ombre de ce qui devait venir, mais la réalité, c’est le Christ.
2.18 Ne vous laissez pas frustrer de votre récompense par ceux qui veulent vous humilier par un culte des anges et qui s’évadent dans des visions et se laissent vainement gonfler d’orgueil par des idées purement humaines.
2.19 Ces gens-là ne sont pas en union avec la tête, avec Celui par qui tout le corps poursuit sa croissance en Dieu, grâce aux articulations et aux ligaments qui maintiennent sa cohésion.
2.20 Si, avec le Christ, vous êtes morts aux forces qui régissent le monde, pourquoi subir des prescriptions légales comme si votre vie dépendait encore du monde :
2.21 « Ne prends pas ceci, ne goûte pas cela, ne touche pas cela »,
2.22 alors que toutes ces choses sont faites pour disparaître quand on s’en sert ! Ce ne sont là que des préceptes et des enseignements humains,
2.23 qui ont des airs de sagesse, de religion personnelle, d’humilité et de rigueur pour le corps, mais ne sont d’aucune valeur pour maîtriser la chair.
3.01 Si donc vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d’en haut : c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu.
3.02 Pensez aux réalités d’en haut, non à celles de la terre.
3.03 En effet, vous êtes passés par la mort, et votre vie reste cachée avec le Christ en Dieu.
3.04 Quand paraîtra le Christ, votre vie, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui dans la gloire.

Répons

R/ Où est votre trésor, là aussi sera votre cœur !

Ressuscités avec le Christ,
recherchez ce qui est en haut !

Vous êtes morts
et votre vie est caché avec le Christ en Dieu.

Quand le Christ, votre vie, paraîtra,
vous paraîtrez avec lui en pleine gloire.

HOMÉLIE DE S. GRÉGOIRE DE NAZIANZE POUR LA MORT DE S. BASILE

Nous étions ensemble à Athènes. Comme le courant d’un fleuve, à partir d’une source unique, se divise en plusieurs bras, Basile et moi, nous nous étions séparés pour aller chercher le savoir dans des régions différentes. Mais nous nous sommes retrouvés comme à la suite d’un rendez-vous, alors que c’était Dieu qui nous menait. ~

Non seulement je portais personnellement à mon grand Basile beaucoup de respect parce que je voyais en lui une conduite sérieuse et une parole avisée, mais j’essayais aussi d’inspirer le même sentiment aux autres, qui n’avaient pas eu l’occasion de le connaître. Car pour beaucoup il était déjà digne de vénération, parce que sa réputation l’avait devancé.

Le résultat de cela ? C’est qu’il fut à peu près le seul, de tous ceux qui venaient étudier à Athènes, qui échappa à la loi commune en jouissant d’une estime supérieure à celle qui revient à un nouveau venu. Ce fut le début de notre amitié ; de là est née l’étincelle qui nous a unis ; c’est ainsi que nous avons reçu la blessure de notre amitié mutuelle. ~

Au bout d’un certain temps, nous nous étions avoué notre passion commune pour la philosophie : nous n’avions d’ardeur que pour elle. Alors nous fûmes tout l’un pour l’autre, ayant même toit, même table, même vie, même horizon, unissant chaque jour notre commun désir avec plus de chaleur et plus de force. ~

Nous étions conduits par les mêmes espérances envers la richesse la plus enviée : la science. Mais il n’y avait entre nous aucune envie, nous ne cherchions que l’émulation. Il y avait lutte entre nous deux, non pas à qui obtiendrait la première place, mais comment chacun la céderait à l’autre. Car chacun considérait l’éloge obtenu par l’autre comme étant le sien.

On aurait cru que nous avions à nous deux une seule âme, responsable de deux corps. Et s’il ne faut pas croire ceux qui prétendent que tout est dans tout, il faut nous croire quand nous disons que nous étions l’un dans l’autre et l’un auprès de l’autre.

Nous n’avions tous deux qu’une seule affaire : la vertu, et notre vie était dirigée vers les espérances futures, pour nous préparer à quitter ce monde en y renonçant déjà. C’est dans cette perspective que nous organisions toute notre vie et notre manière de faire. Nous nous laissions conduire par la loi de Dieu, en nous stimulant mutuellement à l’amour de la vertu. Et si ce n’est pas trop me vanter que de le dire, chacun de nous était pour l’autre une règle et un modèle permettant de distinguer le bien et le mal. ~

Chacun porte un surnom qui lui vient de ses parents ou de son propre fonds, d’après ses goûts particuliers ou ses occupations. Mais pour nous, la grande affaire et le grand nom, c’était d’être chrétiens et d’en porter le nom.
 

Répons

R/ À qui la poursuit, Dieu donne la Sagesse.

Si l’un de vous manque de sagesse,
qu’il la demande à Dieu,
car Dieu la donne généreusement.

Tout don parfait
descend du Père des lumières
chez qui n’existe aucun changement.

 

Oraison

Tu as voulu, Seigneur, illuminer ton Église par l'enseignement et par les exemples de saint Basile et de saint Grégoire de Nazianze ; accorde-nous de chercher humblement à connaître ta vérité pour que ta charité imprègne notre vie.